Les jeunes sont plus attirés par les investissements durables que leurs aînés

Bien que le Belge reste encore très porté sur son tempérament d’écureuil épargnant, l’attrait des investissements – et de plus en plus à caractère durable – tend à gagner en importance, petit à petit, ressort-il du 5e observatoire de l’épargne de CBC, présenté lundi à Bruxelles.

 La tendance est cependant bien plus marquée chez les plus jeunes (- de 35 ans). Globalement, les Belges sont toujours plus nombreux à épargner. Trois quarts d’entre eux le font régulièrement (soit 7 points de % de plus que l’an dernier), mais parmi les épargnants ils sont 85% à favoriser le compte d’épargne, tandis qu’ils ne sont que 25% à se lancer dans les investissements (+2 points de% par rapport à 2018). Si le pourcentage peut sembler assez faible compte tenu notamment des taux d’intérêt « extrêmement bas« , reste qu’il y a 5 ans, les investissements ne concernaient que 8% des épargnants, relève Xavier Falla, Directeur Général du Marché des Particuliers de CBC.

Et au sein des investissements, ceux dits durables ont le vent en poupe. Leur visibilité a gagné en importance: 48% des Belges affirment connaître leur existence cette année, contre 44% un an plus tôt. Parmi les 1.068 personnes interrogées en juillet dernier, 25% envisagent d’investir (davantage) dans des fonds durables au cours des 12 prochains mois. La proportion atteint 31% chez les 18-34 ans et 50% parmi ceux qui investissent déjà (qui représentent environ un tiers des répondants). « C’est un mouvement de plus en plus net« , commente M. Falla.

Mais, alors que les manifestations en faveur de changements sociétaux se multiplient, seuls 57% des Belges sondés pensent qu’investir durablement puisse être le moteur d’un changement positif sur l’état du monde (65% chez les moins de 35 ans et 73% chez les investisseurs).

Un changement de mentalité est cependant est train de se jouer, estime CBC. Selon l’échantillon sondé, les investisseurs de moins de 35 ans sont 63% à accorder de l’importance au profil durable des entreprises ou fonds de placement dans lesquels ils injectent leurs économies, contre 54% pour l’ensemble des investisseurs.