Les Bourses européennes finissent dans le vert après une semaine éprouvante

Les Bourses européennes terminent la semaine de façon positive, après une semaine plutôt mouvementée, défiant les investisseurs en soumettant leur patience à rude épreuve.

  • La Bourse de Paris a terminé sur une nette progression (+0,91%) vendredi, reprenant des couleurs à la faveur d’un rapport sur l’emploi américain plutôt solide, ce qui a un peu tempéré les craintes nées d’indicateurs américains décevants publiés plus tôt dans la semaine.

L’indice CAC 40 a gagné 49,55 points à 5.488,32 points, dans un volume d’échanges modéré de 3,1 milliards d’euros. La veille, il avait grappillé 0,30%, après avoir perdu 4,53% en deux jours.

La cote parisienne a débuté en légère hausse avant d’accroître ses gains dans le sillage du rapport mensuel sur l’emploi américain.

  • La Bourse de Londres a terminé en hausse vendredi tirée notamment par les valeurs pétrolières, y compris BP, dont le patron a annoncé son départ, le dernier en date d’une série cette semaine en Grande-Bretagne.

L’indice FTSE 100 des principales valeurs a pris 1,10%, à 7.155,38 points.

Les multinationales ont notamment été soutenues par une nouvelle baisse de la livre, qui cotait 1,2305 dollar vers 16H15 GMT, en repli de 0,20%, et 89,20 pence face à l’euro.

La devise britannique pâtissait notamment des incertitudes autour de la dernière offre en date du Premier ministre britannique, Boris Johnson, sur le Brexit, accueillie avec scepticisme par l’Irlande et l’UE, renforçant les craintes d’un divorce sans accord dans quatre semaines.

  • La Bourse de Francfort a rebondi (Dax +0,73%) en clôture d’un semaine nettement dans le rouge en raison d’inquiétudes autour de la santé de l’économie américaine.

L’indice vedette a gagné 87,56 points sur la séance pour finir à 12.012,81 points.

Le MDax des valeurs moyennes a, de son côté, pris 1,66%, à 25.533,50 points.

Lourdement éprouvées ces derniers jours par une dégradation des indicateurs américains qui ont fait ressurgir les craintes de récession, les Bourses européennes devraient placer la semaine prochaine leurs espoirs de rebond dans la géopolitique.

« C’est principalement une question de croissance » qui a inquiété les investisseurs cette semaine, « la grande peur » étant « le risque de contagion », souligne auprès de l’AFP Esty Dwek, directrice de la stratégie de marché chez Natixis Investment Managers.

Alors que les signes de ralentissement semblaient jusqu’alors se cantonner au secteur manufacturier, les services ont également montré des signes de faiblesse cette semaine, en particulier aux Etats-Unis, où les données sur l’emploi dans le secteur privé ont également déçu.

La publication vendredi aux Etats-Unis de créations d’emplois restées solides en septembre et d’un taux de chômage au plus bas depuis près de 50 ans, a toutefois permis de limiter la casse.

Sur l’ensemble de la semaine, les marchés européens ont toutefois accusé des pertes allant de plus de 2% à près de 4%.

Cette contagion de la récession industrielle au consommateur « est le pire des scénarios » a priori mais « le marché est peut-être en train de se dire que Donald Trump, vu la dégradation des chiffres macroéconomiques, doit forcément revoir un petit peu sa copie et ses négociations avec les Chinois », analyse pour sa part Alexandre Drabowicz, directeur adjoint de la plateforme actions chez Amundi.

La Bourse de Francfort a rebondi vendredi (Dax +0,73%) en clôture d’un semaine nettement dans le rouge en raison d’inquiétudes autour de la santé de l’économie américaine.

L’indice vedette a gagné 87,56 points sur la séance pour finir à 12.012,81 points. Le MDax des valeurs moyennes a, de son côté, pris 1,66%, à 25.533,50 points.

Vendredi, les créations d’emplois aux Etats-Unis sont restées solides en septembre et le taux de chômage est tombé à son plus bas niveau depuis décembre 1969.

C’est moins que ne l’espéraient les analystes mais le marché de l’emploi s’est révélé bien plus robuste qu’initialement estimé au mois d’août et en juillet.

Mais plus généralement, les nuages s’accumulent aux Etats-Unis: la croissance de l’activité dans les services a faibli en septembre plus fortement que ne s’y attendaient les analystes.

Ainsi, sur la semaine de quatre jours en raison d’un jour férié jeudi, le Dax a lâché 2,97%.

Les investisseurs s’accrochent toutefois à « l’espoir des investisseurs de voir la Réserve fédérale américaine continuer à réduire ses taux d’intérêt », note Milan Cutkovic, analyste chez AxiTrader.