Les actionnaires de Dexia se prononcent sur le retrait de la Bourse

Les actionnaires du groupe bancaire résiduel Dexia se prononceront ce mercredi après-midi sur le projet de la banque de quitter la Bourse de Bruxelles. En cas de feu vert, les actions Dexia ne seront plus cotées sur Euronext Bruxelles à partir du 30 novembre.

Le projet de retrait de la Bourse a été annoncé le mois dernier. Cette annonce ne constituait pas une surprise: le CEO Wouter Devriendt avait déjà communiqué cette intention en raison des coûts engendrés par la cotation.

Près de 1,95 million d’actions Dexia sont actuellement admises à la négociation sur Euronext Bruxelles, représentant moins de 0,5% du capital de la banque résiduelle. Les États belge et français détiennent respectivement 52,78% et 46,81% du capital, principalement sous forme d’actions nominatives. En moyenne, seules 2.000 actions sont encore négociées en Bourse chaque jour, probablement par des spéculateurs selon la banque.

Dans sa lettre de convocation à l’assemblée générale extraordinaire, Dexia souligne l’absence de perspective de rendement positif. « La valeur résultant de la négociation des actions Dexia sur le marché réglementé n’a aucun rapport avec leur valeur réelle, qui est nettement inférieure voire nulle. »

Si l’assemblée générale extraordinaire donne son accord au retrait de la Bourse, Dexia disparaîtra d’Euronext Bruxelles à partir du 30 novembre. Les actionnaires devront alors se faire inscrire dans le registre des actions nominatives, tenu sous forme électronique.

Pour Wouter Devriendt, ce retrait du marché boursier constituera l’une de ses dernières réalisations chez Dexia. Il rejoindra la banque italienne Unicredit à la mi-novembre.

La banque résiduelle est ce qu’il reste de l’ancien groupe Dexia, démantelé en 2011. Elle a annoncé le mois dernier une perte nette de 546 millions d’euros au premier semestre de l’année 2019.