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Le télétravail peut-il vraiment réduire nos émissions de CO₂ ?

Aujourd’hui, on estime que plusieurs centaines de millions de personnes dans le monde travaillent à distance, totalement ou partiellement. Le bilan carbone dépend des comportements individuels, notamment le mode de transport, la fréquence du travail à distance ou encore les habitudes de consommation énergétique.


Popularisé à travers le monde par la pandémie de Covid-19 il y a quelques années, le télétravail s’est peu à peu intégré aux pratiques professionnelles. À l’heure actuelle, on évalue à plusieurs centaines de millions le nombre de personnes dans le monde travaillant à distance, que ce soit de manière totale ou partielle.

En plus du confort et de la flexibilité qu’il offre, le télétravail est souvent présenté comme une alternative écologique. En effet, travailler à distance contribuerait à réduire de manière significative les émissions de CO₂.

Cependant, son impact réel nécessite d’être nuancé. Si la diminution des déplacements entre le domicile et le lieu de travail permet effectivement de réduire les émissions de carbone, d’autres éléments doivent également être considérés.

Consommation énergétique et effets rebond : les limites du télétravail

On pense en particulier à l’augmentation de la consommation d’énergie à domicile. Le chauffage, l’électricité et les équipements numériques peuvent venir compenser une partie des économies réalisées sur le transport.

De plus, les bureaux des entreprises ne sont généralement pas totalement abandonnés. Même lorsque les employés sont en télétravail, les bureaux demeurent ouverts. Cela engendre donc une double consommation énergétique : celle du domicile et celle des locaux professionnels.

Tous les employés ne sont pas en télétravail simultanément, ce qui limite par conséquent les possibilités de réduire de manière significative la consommation énergétique des bureaux.

Il est également essentiel de considérer les « effets rebond », c’est-à-dire les modifications de comportement qui peuvent diminuer les avantages environnementaux. Par exemple, le télétravail peut inciter certains individus à s’installer plus loin de leur lieu de travail, ce qui augmente ainsi les distances parcourues lors des jours de présence au bureau.

Le bilan carbone dépend des comportements individuels

Le temps économisé sur les trajets professionnels peut également être réinvesti dans d’autres déplacements, notamment à des fins personnelles ou récréatives. Ainsi, le télétravail ne représente pas une solution universelle pour diminuer les émissions de CO₂.

L’impact du télétravail dépend de nombreux paramètres, parmi lesquels le mode de transport, la fréquence du travail à distance ou encore les habitudes de consommation énergétique.

En effet, les avantages environnementaux varient considérablement selon les moyens de transport utilisés. Un salarié se rendant habituellement au travail en voiture thermique réduira davantage ses émissions en télétravail qu’une personne utilisant déjà des modes de transport plus durables, comme une voiture électrique, le vélo ou les transports en commun.