Le départ anticipé de Dominique Leroy est un « pas positif » pour les syndicats

Le climat social a été très tendu toute la semaine dernière chez Proximus. Des arrêts de travail spontanés, de techniciens et d’employés, ont été observés tous les jours (et encore ce week-end), en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre. « Ces personnes trouvaient inacceptable que Dominique Leroy ne quitte pas l’entreprise avant le 1er décembre », commente un responsable syndical.

Les organisations syndicales craignent en effet que KPN opère un rachat de Proximus. Ils soulignent que Dominique Leroy est en possession d’informations sensibles et stratégiques sur l’entreprise publique qu’elle dirige et qu’elle ne devrait pas être autorisée à rester encore plus de deux mois à la tête de Proximus avant de rejoindre KPN.

Alors, l’annonce du départ anticipé de la CEO est qualifié de « pas positif », qui devrait faire cesser les débrayages d’une partie du personnel.
Deux conciliateurs sociaux du SPF Emploi ont été désignés mercredi afin d’aider à renouer le dialogue social rompu, autour du plan de transformation de Proximus qui pourrait conduire à la suppression de 1900 postes de travail. Ils ont rencontré les représentants syndicaux pour la première fois vendredi.