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Le chien le plus vieux du monde vivait en Turquie, il y a 16.000 ans.

Deux études publiées mercredi dans la revue Nature rapportent l’analyse d’ossements canins très anciens retrouvés sur deux sites en Turquie, situés à 4.000 km l’un de l’autre. Un des spécimens retrouvé a été confirmé comme appartenant à un chien domestique grâce à des nouvelles techniques d’identification ADN.


De nouveaux éléments permettent d’approfondir notre compréhension de la domestication des chiens et de leurs relations avec les humains. Deux études publiées mercredi dans la revue *Nature* révèlent que des chercheurs ont examiné plusieurs ossements canins très anciens, selon *El País*.

Les restes ont été découverts sur deux sites situés à 4.000 km l’un de l’autre, dans l’actuelle Turquie, sur le plateau volcanique de l’Anatolie centrale. Grâce à des méthodes d’analyse inédites, les scientifiques ont pu dater de minuscules ossements, de la taille de grains de café, qui appartenaient désormais au plus ancien chien connu au monde.

### Un chiot de près de 16.000 ans

Ce canidé était un chiot ayant vécu il y a 15.800 ans. Avant cette découverte, le chien le plus ancien identifié datait de 10.900 ans, suite à la découverte d’ossements en Russie. Cela confirme que le chien a été le premier animal domestiqué par l’homme. « On parle de 6.000 ans avant que les humains commencent à vivre avec des vaches, des chèvres ou des cochons, et plus de 10.000 ans avant les chevaux », a affirmé un des coauteurs de l’étude.

À l’époque, les humains du Paléolithique étaient encore chasseurs-cueilleurs et il reste mystérieux de savoir à quoi servaient précisément les chiens. Les études ont toutefois révélé que ces canidés étaient nourris de la même manière que les humains, principalement avec du poisson, et étaient traités avec soin : les ossements ont été trouvés enfouis dans des sépultures humaines, précise l’Associated Press.

### Une domestication des chiens très ancienne

De plus, les ossements découverts sur les deux sites présentaient une proximité génétique notable, tandis que les communautés humaines étaient très diverses. Cela suggère que la diffusion des chiens dans cette région du monde remonte à une époque encore plus ancienne, probablement plusieurs milliers d’années avant.

Enfin, l’une des deux études a éclairci l’espèce à laquelle appartenait un des spécimens retrouvés. Jusqu’à présent, il n’était pas clair s’il s’agissait d’un loup gris, ancêtre du chien, ou d’un chien domestique. Les nouvelles techniques d’identification ADN ont permis de confirmer qu’il s’agissait bien d’un chien domestique.