La digitalisation, sauveur du commerce international en 2020 ?

La crise liée à l’épidémie mondiale de coronavirus n’a pas eu raison de la quatrième révolution industrielle, bien au contraire. Plus que jamais, les entreprises du commerce international ont dû innover et se digitaliser pour maintenir leur rythme de production et leur activité logistique. D’après une étude réalisée par le World Economic Forum sur 340 entreprises internationales de tailles diverses, l’Internet des objets (IoT) arrive en tête des outils les plus utilisés pour maintenir l’activité des chaînes d’approvisionnement.

Basé sur le déploiement de capteurs à grande échelle, l’Internet des objets permet de surveiller en temps réel une multitude de données comme la position, la température, l’humidité ou la vitesse d’actifs. Le marché de l’IoT devrait atteindre 1867,8 millions de dollars en 2023, contre 794,6 millions de dollars en 2018.

Le paiement digitalisé, les plateformes d’e-commerce, l’utilisation des données cloud, l’arrivée de la 5G ou encore le développement de l’intelligence artificielle et du machine learning étaient également au cœur de la numérisation des entreprises cette année.

65 % des entreprises ont intégré une nouvelle technologie en 2020

Près de 65 % des acteurs du commerce international confient avoir intégré au moins une technologie innovante à leurs modes de fonctionnement dans le courant de l’année 2020, d’où une reconfiguration des chaînes de valeur.

Les deux tiers des fabricants d’électronique dans le monde, par exemple, ont accusé des retards de fournisseurs de plus de quatre semaines. Ils ont donc cherché de nouveaux moyens d’amortir le retard, comme avec des sources d’approvisionnement alternatives ou une fabrication in situ de pièces en impression 3D.

Par ailleurs, d’après l’étude du World Economic Forum, 48 % des entreprises interrogées ont automatisé ou digitalisé des opérations qui nécessitaient auparavant l’intervention de l’homme. Finalement, seul 20 % des dirigeants d’entreprises du secteur affirment ne pas avoir eu recours à l’intégration de nouveaux outils numériques dans leur chaîne de production pour faire face à la crise.

Les raisons sont diverses, et correspondent aussi aux nouveaux défis à relever par les entreprises qui choisissent d’investir dans ces outils, comme le prix des technologies innovantes, le manque de qualification des collaborateurs devant les opérer, ou encore la complexité à gérer les réglementations associées souvent différentes en fonction des pays.