« La Belgique n’est pas larguée dans le domaine de l’intelligence artificielle »

Abonnés Patrick Van Campenhout Publié le – Mis à jour le

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Qui est Pierre de Muelenaere, notre invité économique du week-end?

Pierre de Muelenaere est théoriquement à la retraite. Il a négocié en deux phases la cession de son bébé, la société Iris, basée à Louvain-la-Neuve, au groupe japonais Canon. Et on pourrait dire qu’à 60 ans, il a fait le tour de la question. Ce serait mal le connaître. Au fil du temps, ce scientifique qui a appris sur le tas le métier de chef d’entreprise, s’est aussi pris de passion pour la création de sociétés et leur développement. Il est donc actif en Wallonie dans le secteur des start-up, au travers d’Yncubator, la pépinière d’entreprises de l’UC Louvain où il coache des projets. Il est aussi actif dans le soutien de ces projets, dans le comité de financement du QBic Venture Capital Fund, qui suit les spin-off de différentes universités belges. Une manière de répliquer d’ailleurs sa propre histoire puisque, ingénieur civil en électronique et docteur en sciences appliquées, il a lui-même porté le produit de sa thèse axée sur la reconnaissance de caractères (OCR) assistée par des algorithmes, par l’intelligence artificielle, au sein d’Iris (Image Recognition Integrated Systems), une start-up logée à Louvain-la-Neuve, en 1987. Ayant successivement dopé la croissance d’Iris avec l’aide du groupe Ackermans&Van Haaren, l’avoir introduite en Bourse, puis l’avoir alliée au groupe Canon, il partage aujourd’hui les fruits de trente-trois ans d’expérience. Il fait au travers de conférences, de ses actions pour les start-up et dans un livre The Iris Book. Il est aussi présent dans les conseils d’administration de Proximus, Pairi Daiza, de Guberna et d’EVS dont il est le président.

« Aujourd’hui, on entend dire que l’Europe est mal positionnée en matière d’intelligence artificielle »

Nous avions rencontré Pierre de Muelenaere en 1994 à La Libre, lors du lancement de l’Iris Pen, un petit scanner portable. Il avait développé ce produit novateur et en vantait les mérites auprès des utilisateurs potentiels. Mais les temps ont changé… Entretien.

L’histoire d’Iris commence en 1987, et elle est finalement un peu semblable à celle d’EVS. Comment expliquer ce parallélisme ?

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