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Insta360 GO Ultra : 8 mois pour une mini-caméra presque parfaite.

Insta360 a lancé la GO Ultra en 2025 pour succéder à la GO 3S de 2024, intégrant un grand capteur de 1/1,28 pouce et débloquant une définition de 4K à 60 images par seconde. La caméra GO Ultra a une autonomie de 70 minutes en 1080p à 24 ips lorsque utilisée seule et jusqu’à 200 minutes avec son Action Pod dans le même mode.

Durant plusieurs années, Insta360 a dominé sans concurrent le marché des caméras d’action miniatures. Si vous recherchiez une caméra de la taille d’un pouce pouvant se fixer partout grâce à des aimants, le choix était rapidement fait : il fallait opter pour la gamme GO.

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Cependant, la marque n’a pas attendu que son petit monopole vacille pour renouveler son offre. À la suite du lancement de la GO 3S en 2024, Insta360 a sorti en 2025 la GO Ultra, marquée par de nombreux changements : la marque remplace les petits capteurs d’antan par un capteur de 1/1,28 pouce et propose une définition 4K à 60 images par seconde.

Mais quelques mois après la sortie de la GO Ultra, le marché a été perturbé par DJI qui a introduit son Osmo Nano. Pour la première fois, le format pilule d’Insta360 doit donc faire face à une concurrence sérieuse, dotée d’une fiche technique tout aussi performante.

J’ai utilisé l’Insta360 GO Ultra pendant plusieurs mois lors de différents événements : un safari au Kenya, des sorties de trail à Chamonix et des randonnées à Majorque. Je l’ai également comparée à la DJI Osmo Nano. Voici mon test complet et mon avis sur l’Insta360 GO Ultra.

Insta360 Go Ultra Fiche technique

Ce test a été réalisé avec une Insta360 GO Ultra fournie par Insta360.

Insta360 Go Ultra Design : la fin du format pilule

Commençons par discuter du format, car c’est ici que réside l’intérêt de cette gamme. Contrairement aux caméras d’action classiques (comme la GoPro Hero 13 Black ou la DJI Osmo Action 6) qui pèsent environ 145-150 grammes et nécessitent des fixations spécifiques, les caméras Insta360 GO sont conçues comme des objets portables.

L’Insta360 GO Ultra en balade près de Lamu // Source : Maxime Grosjean pour Frandroid

« Je suis beaucoup plus créatif avec la flexibilité d’installation offerte par la GO Ultra. »

On s’éloigne de l’action pure et on se rapproche du vlog, car l’idée est de pouvoir cacher la caméra facilement à divers endroits :

  • sur sa casquette avec une fixation magnétique ;
  • sur son t-shirt via un pendentif magnétique glissé sous le tissu ;
  • sur n’importe quelle surface métallique (poteau, frigo, voiture…).
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Le module caméra de l’Insta360 GO Ultra // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

Le concept est simple : filmer en première personne tout en gardant les mains libres ou changer les angles de vue, sans avoir besoin de multipliant les accessoires qui demandent une installation complexe — ce qui pourrait décourager plus d’un utilisateur.

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Hop là en mode magnet // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

Et, honnêtement, après avoir utilisé des caméras d’action pendant plus d’une décennie, je dois avouer que la flexibilité d’installation offerte par la GO Ultra stimule ma créativité. Je peux la fixer temporairement à un panneau de fer sur un sentier de montagne, à un poteau en ville, à un réfrigérateur à l’intérieur… il suffit de trouver une surface ferromagnétique, même petite, pour y fixer la caméra. Cela permet de multiplier et diversifier les prises de vue.

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Cette fois-ci la GO Ultra est en safari au Kenya // Source : Maxime Grosjean pour Frandroid

Ce modèle est en fait composé de deux parties : la caméra et le module d’accueil, appelé Action Pod chez Insta360. La caméra seule peut être accrochée partout.

Elle peut donc être utilisée indépendamment pour filmer, mais aussi via son Pod. Ce dernier charge la caméra et dispose d’un écran. À vous de choisir en fonction des situations :

  • vous voulez accrocher la caméra à votre casquette ou l’aimanter à un poteau : utilisez seulement la partie caméra ;
  • vous souhaitez filmer à la main avec un retour vidéo pour mieux cadrer : utilisez le module caméra + Action Pod.
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L’écran de l’Insta360 GO Ultra facilite le vlogging // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

Historiquement, les caméras GO d’Insta360 mesurent entre 35 g et 39 g. Toutefois, pour intégrer un capteur plus important et offrir de meilleures performances, Insta360 a changé le format. La GO Ultra abandonne donc le format pilule au profit d’un design presque carré de 46 x 45,7 x 18,3 mm. La caméra seule (sans son Action Pod) pèse désormais 53 grammes.

La différence de poids est moins frappante qu’elle y paraît, la GO Ultra semblant presque équivalente à deux GO 3S côte à côte.

Pour plus de détails, voici un tableau récapitulatif des poids et dimensions des modèles commercialisés :

Modèle Format Masse (en g) Dimensions (en mm) Taille de l’écran (en pouces)
Insta360 GO 3S Petite caméra + pod 39 (caméra) et 135 (caméra + pod) 25,6 x 54,4 x 24,8 (caméra) 2,2
Insta360 GO Ultra Petite caméra + pod 53 (caméra) et 162 (caméra + pod) 46 x 45,7 x 18,3 (caméra) 2,5
DJI Osmo Nano Petite caméra + pod 52 (caméra) et 124 (caméra + pod) 57,3 x 29,5 x 28 (caméra) 1,96
GoPro Hero Petite caméra 86 56,6 x 47,7 x 29,4 1,76
Insta360 AcePro 2 Caméra d’action 177 71,9 x 52,2 x 38 2,5
DJI Osmo Action 6 Caméra d’action 149 72,8 x 47,2 x 33,1 2,5
GoPro Hero 13 Black Caméra d’action 159 71,8 x 50,8 x 33,6 2,27

Comme on le constate, l’Insta360 GO Ultra semble cumuler les avantages des deux mondes : une petite caméra très légère lorsqu’elle est utilisée seule, qui se transforme en un appareil plus complet une fois connectée à son module d’accueil.

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Chloé Pertuis – Frandroid

Sur la balance, Insta360 et DJI sont presque à égalité : la DJI Osmo Nano pèse 52 grammes (soit un gramme de moins), mais adopte un design différent, beaucoup plus long et épais (57,3 × 29,5 × 28 mm). Les photos montrent que DJI a choisi de lier les deux composants en empilant la caméra sur le bloc d’accueil, tandis qu’Insta360 intègre la caméra dans le Pod.

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L’Insta360 GO Ultra à gauche, la DJI Osmo Nano à droite // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

Bien que les deux modèles (Insta360 GO Ultra et DJI Osmo Nano) soient remarquablement légers, je préfère personnellement le design de DJI. Rectangulaire, l’Osmo Nano s’avère plus pratique à manier que la GO Ultra — ce qui permet d’éviter de voir ses doigts dans le champ de vision.

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DJI Osmo Nano à gauche et Insta360 GO Ultra à droite (modules caméra seuls, sans leur base) // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

Sur la caméra, l’ergonomie reste minimaliste. Un seul bouton physique est dissimulé sous la face avant de la caméra. Une pression permet de l’allumer et de démarrer l’enregistrement simultanément.

Un petit cache abrite également la carte microSD, ce qui constitue une grande différence avec la GO 3S, qui ne proposait que du stockage interne, souvent limité pour certains utilisateurs. C’est un bon point, mais il aurait été préférable de combiner le stockage interne et externe.

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L’arrière du module caméra de l’Insta360 GO Ultra // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

Pour les réglages avancés et le retour vidéo, il est nécessaire de glisser la GO Ultra dans son célèbre Action Pod. Ce dernier intègre alors trois boutons physiques, identiques à ceux habituellement présents chez Insta360 :

  • un bouton déclencheur sur le dessus ;
  • un bouton d’allumage et un bouton multifonctions (Q) sur la tranche droite.

À gauche, le port USB-C pour la recharge n’est étrangement pas protégé. Comme sur la caméra d’action Insta360 Ace Pro 2, l’écran du Pod de la GO Ultra peut être rabattu, ce qui est pratique pour vérifier le cadrage lors d’un vlog.

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L’Insta360 GO Ultra dans son Action Pod // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

Sur ce type de caméra, l’écosystème d’accessoires magnétiques reste crucial et Insta360 excelle en la matière. Le pendentif inclus dans la boîte (à glisser sous les vêtements) est très efficace pour des prises de vue POV et peut même être positionné à l’envers (dans le dos) pour filmer quelqu’un derrière soi.

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Maxime Grosjean pour Frandroid

La marque propose également un clip à fixer à l’arrière d’une casquette — qu’il faut également porter à l’envers pour que la caméra soit au-dessus des yeux.

Attention avec ces accessoires, seul l’aimant maintient la caméra. Bien que cela puisse être inquiétant au premier abord, il faut reconnaître qu’à moins d’un choc, le tout reste bien en place. La GO Ultra n’exerce pas de traction sur le col lorsque vous l’aimantez au pendentif, mais vous risquez de paraître comme un creep avec une petite caméra sur le torse. Vous pouvez également positionner le module caméra à deux endroits : un pour des enregistrements en 16:9 et l’autre pour un enregistrement en 9:16. Pratique.

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Séparée de son module d’accueil, l’Insta360 GO Ultra peut également transmettre son flux vidéo // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

La marche, les sauts et les courses se réalisent sans problème. La caméra est restée fixée au pendentif même lorsque j’ai sauté fortement sur place. Avec le support pour casquette, j’ai pu suivre des coureurs de l’UTMB sur plusieurs centaines de mètres en descente. En revanche, le support lui-même a fini par se décrocher de ma casquette après une descente agitée. Dans ces cas plus « extrêmes », il convient de vérifier que le support ne glisse pas. La marque a pris les devants en incluant un cordon de sécurité dans la boîte.

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Plus c’est pratique, plus c’est ridicule // Source : Maxime Grosjean pour Frandroid

Une fois la caméra utilisée, l’insertion dans le module d’accueil pour la maintenir se fait via un système de double verrouillage : des aimants associées à deux loquets mécaniques. Croyez-moi : tant que vous n’activez pas le loquet orange pour libérer l’ensemble, la caméra restera bien fixée au Pod.

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Le bouton pour libérer l’Insta360 GO Ultra de son Action Pod // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

Cela ne signifie pas que vous pourrez accrocher le tout sur un guidon de VTT : la GO Ultra n’est pas spécialement conçue pour les sports extrêmes. La marque ne met en avant aucun accessoire habituel pour les caméras d’action, mais montre toutefois quelques exemples d’utilisation à vélo.

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Sous l’Insta360 GO Ultra, pas de pas de vis ni de pattes de fixation standards // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

Insta360 vise apparemment les cyclistes avec un mode POV grâce au collier, ainsi qu’un support à sangle flexible à fixer sur le casque, guidon, tube de direction ou tout autre endroit sur le vélo. Un partenariat avec Pogačar accréditerait cette orientation.

Notez queces accessoires sont conçus pour accueillir seulement la caméra, sans son Pod.

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Ici, l’Insta360 GO Ultra est simplement aimantée à une toute petite vis sur un panneau de bois // Source : Maxime Grosjean pour Frandroid

En termes de résistance, le fait que l’Insta360 GO Ultra soit un produit en deux parties me rend moins à l’aise à l’idée de le ranger dans un sac lors de mes randonnées, par exemple. Ma caméra de test possède d’ailleurs une rayure sur la protection de l’objectif, sans que je sache exactement comment ni pourquoi.

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Remarquez l’espèce de repose-doigts comme les boîtiers classiques, mais il n’est finalement pas du tout pratique à cause de la taille du produit // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

Cependant, Insta360 a eu l’intelligence de concevoir un cache-objectif dévissable. J’ai donc pu en commander un nouveau et le remplacer rapidement. C’est un bon point pour la durabilité, surtout sur un produit qui se prête à être accroché un peu partout sans protection additionnelle. Ainsi, l’Insta360 GO Ultra peut vous suivre dans certaines aventures, mais elle ne remplace pas une véritable caméra d’action dans un contexte… d’action.

À ce propos, ma GO Ultra blanche a vite pris des marques d’usure grises, facilement effaçables en frottant avec les doigts.

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Très content de sa petite caméra lui // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

En plus d’une robustesse réduite, un autre aspect différenciateur de ces petites caméras par rapport à leurs grandes sœurs, les caméras d’action, est l’étanchéité. La caméra seule de la GO Ultra passe d’une étanchéité de 5 mètres à 10 mètres. Cela suffit pour filmer des baignades d’été, voire pour un début de plongée. En ce sens, la caméra égalise la DJI Osmo Nano.

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Le goût du risque // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

Cependant, l’Action Pod n’est pas étanche. Il dispose d’une certification IPX4 : il peut survivre à une petite averse ou quelques éclaboussures près d’une piscine, mais ne doit pas être immergé. C’est une limite historique de la gamme GO qu’Insta360 n’a pas corrigée avec cette version Ultra. Il est donc essentiel de garder cette contrainte en mémoire avant de se lancer à l’eau : utilisez uniquement la caméra, pas l’ensemble.

Insta360 Go Ultra Interface logicielle : une créativité amplifiée

Sans surprise, la GO Ultra reprend la même interface que les caméras d’action Insta360. Des gestes sur l’écran permettent d’accéder aux paramètres vidéo (résolution, fréquence d’images, stabilisation), au centre de contrôle ou aux vidéos déjà enregistrées. Le bouton Q (Quick) permet de passer rapidement d’un mode à l’autre (vidéo, photo, Time Lapse, ralenti…) ou d’accéder aux profils d’enregistrement personnalisables (vlog, action, VTT…). Ces fonctionnalités, communes aux caméras d’action, restent néanmoins très pratiques.

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Chloé Pertuis – Frandroid

Un clic dans le coin supérieur droit de l’écran permet de voir le niveau de batterie de la caméra et de l’Action Pod.

Concernant la fluidité, la navigation tactile est très réactive. Notre unité de test avait des ralentissements au début, car le logiciel n’était pas encore finalisé. Aujourd’hui, je n’ai rien de particulier à signaler. Si la DJI Osmo Nano s’allume et s’éteint plus rapidement (car la marque excelle traditionnellement dans ce domaine), l’Insta360 GO Ultra se révèle efficace au quotidien.

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Le panneau de contrôle de l’interface de l’Insta360 GO Ultra // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

Il est important de noter que vous pouvez déconnecter le module caméra du module d’accueil et démarrer un enregistrement depuis le module d’accueil. Dans ce cas, il sert de télécommande et propose même un retour vidéo en direct. C’est vraiment pratique pour cadrer une vidéo en plaçant la caméra à un endroit insolite.

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Chloé Pertuis – Frandroid

Avec une caméra d’action classique, il aurait fallu lancer une application compagnon sur son téléphone puis la connecter à la caméra. Certes, cela prend une minute si tout se passe bien, mais il faut être motivé. Avec le format détachable de la GO Ultra, c’est immédiat. Encore une fois, la créativité est grandement facilitée.

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Le module caméra de l’Insta360 GO Ultra est très simple à ranger dans son Action Pod (module d’accueil) // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

Et si vous désirez faire un vlog ? Il vous suffit de replacer la caméra dans son Pod et de rabattre l’écran, grâce à la traditionnelle charnière Insta360. On retrouve ici le « meilleur des deux mondes » évoqué en introduction de ce test.

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La charnière de l’écran // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

Dans ce cas d’usage, la GO Ultra d’Insta360 est mieux conçue que l’Osmo Nano de DJI. Avec cette dernière, si vous désirez passer en mode vlog en pleine vidéo, il faut déconnecter et reconnecter les deux parties, ce qui sera clairement visible dans le montage final — avec tremblements et mains devant l’objectif. À l’inverse, sur la GO Ultra, c’est uniquement l’écran qui est retourné.

Insta360 Go Ultra Qualité vidéo : bienvenue dans la cour des grands

Ici, le positionnement de la GO Ultra devient évident. Ce n’est plus une petite caméra d’appoint avec une qualité réduite, mais plutôt une caméra d’action se confrontant directement aux modèles classiques.

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Jusqu’en 4K 60 fps pour les plus exigeants // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

Il convient de noter qu’Insta360 a intégré un capteur de 1/1,28 pouce dans le châssis compact de la GO Ultra. Ainsi, cette caméra miniature dispose d’un capteur plus grand que celui de la GoPro Hero 13 Black et presque identique à celui de la volumineuse Insta360 Ace Pro 2. Sa concurrente, la DJI Osmo Nano, utilise également un capteur de taille similaire (1/1,3 pouce).

En pleine luminosité, la promesse est respectée. Oubliez le piqué souvent flou de l’ancienne GO 3S, la GO Ultra offre une image 4K correspondant aux standards des caméras d’action haut de gamme. J’apprécie cependant le rendu moins artificiel et plus net des images générées par les caméras d’action traditionnelles. La différence peut être subtile à première vue, mais il est important de la garder à l’esprit.

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Face à sa concurrente directe, le duel est très serré. Dans des conditions lumineuses optimales, les résultats sont souvent comparables, mais les différences se trouvent au niveau du traitement des couleurs. DJI offre un rendu globalement plus propre avec une définition plus naturelle, même si son capteur peut parfois donner des résultats erratiques : selon les environnements, la balance des blancs peut s’emballer et les couleurs peuvent être trop froides ou trop chaudes. Vous pouvez constater cela avec la couleur des roches présentées au début de cette vidéo.

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Deux visions pour un même type de produit // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

De son côté, Insta360 applique, comme d’habitude, un traitement logiciel plus agressif : le rendu est légèrement plus flatteur, affichant des couleurs vives dans le ciel et sur les visages. Les plages dynamiques restent par ailleurs très proches. Les transitions lumineuses sont tantôt mieux captées par la GO Ultra (moins de bruit numérique), et tantôt par l’Osmo Nano (ciel moins surexposé en sortant d’un sous-bois).

La GO Ultra prend l’avantage en soirée. La combinaison d’un capteur plus grand et du traitement numérique « PureVideo » permet d’obtenir d’excellents résultats pour une caméra de cette taille. L’image reste tout à fait regardable avec un bon niveau de détails, que ce soit au centre ou sur les bords. En face, la DJI Osmo Nano et son mode Super Night peinent à suivre, offrant une image moins lumineuse, moins détaillée, souvent sujette à des scintillements. Insta360 a également pensé à intégrer un mode « Auto PureVideo », qui ajuste automatiquement les réglages de nuit lorsque vous entrez dans une zone sombre. Espérons que les autres marques suivent cette tendance.

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Le poteau le plus surveillé de Paris // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

Elle remporte également la mise en termes d’angle de vue. L’objectif est très large, dépassant le champ habituel d’une GoPro ou d’une Osmo Action. C’est un atout considérable pour les plans immersifs fixés sur le torse.

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Je précise que pour les puristes de l’étalonnage, contrairement à la DJI Osmo Nano, qui propose du D-Log M en 10 bits, la GO Ultra ne dispose pas d’un vrai profil colorimétrique plat.

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On dirait une photo sur le site Insta360 mais non c’est la mienne // Source : Maxime Grosjean pour Frandroid

Bien que la fiche technique soit impressionnante, la miniaturisation impose des limites par rapport aux caméras d’action traditionnelles, notamment pour les ralentis.

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Alors que la 4K à 60 images par seconde est désormais disponible (avec un léger recadrage), il est impossible d’atteindre 120p dans cette définition. Pour bénéficier de beaux ralentis, il faut passer à 2,7K. À ce niveau, l’Osmo Nano et les caméras classiques conservent un net avantage.

Insta360 Go Ultra Stabilisation

Bien que je n’aie pas comparé la stabilisation de la GO Ultra à celle d’autres caméras d’action classiques, je n’ai constaté aucune différence notable à l’utilisation. Les vidéos tournées en descente lors de mes séances de trail sont demeurées très stables, tout comme les vlogs du quotidien.

Notez cependant que des à-coups peuvent survenir lors de l’utilisation du pendentif magnétique pendant des mouvements rapides. Dans la vidéo de test de cet article, il est évident que changer de direction en marchant ou courant provoque des résultats indésirables.

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Chloé Pertuis – Frandroid

Cela dit, la magie logicielle (appelée FlowState chez Insta360) fonctionne toujours aussi bien, même lors de descentes de trail en tenant la caméra à la main. Comparée à la DJI Osmo Nano et à son mode RockSteady, il est difficile de les différencier à l’œil nu en plein jour.

La stabilisation électronique montre naturellement ses limitations lorsque la lumière diminue. Malgré le capteur amélioré, courir de nuit entrainera inévitablement des micro-tremblements à chaque impact au sol. C’est une problématique commune à toutes les caméras d’action, et la GO Ultra ne fait pas exception.

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Le mode FreeFrame de l’Insta360 GO Ultra // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

Pour finir, le maintien de l’horizon (Horizon Lock) est satisfaisant. À l’utilisation, la GO Ultra ne reste quasiment jamais parfaitement horizontale quand la caméra est fixée rapidement sur un t-shirt ou un bandeau. Le logiciel corrige alors la position selon différents réglages : léger, 45 degrés ou 360 degrés.

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Chloé Pertuis – Frandroid

Dans le dernier cas, vous pouvez donc effectuer un tour complet sans que l’image ne pivote. Alors que le nouveau capteur permet un recadrage moins sévère qu’avec la GO 3S grâce à ce verrouillage de l’horizon, un léger crop reste visible, plus prononcé au niveau du verrouillage à 360 degrés. Cela peut être utile dans certains cas, mais il faut faire attention à la perte d’angle de vue.

Insta360 Go Ultra Autres modes

Comme d’habitude avec Insta360, l’application compagnon regorge de fonctionnalités.

Bien que je n’aie pas eu le temps de tester chaque option dans la caméra ou l’application (parfois « propulsée par l’IA »), voici quelques modes qui pourraient vous intéresser, en plus des habituels ralentis et Time Lapse :

  • FreeFrame : lancez l’enregistrement sans souci du ratio (horizontal ou vertical), et choisissez le format au moment de l’exportation sur votre téléphone ;
  • TimeShift (similaire au mode Hyperlapse d’Insta360) : toujours utile pour créer un Time Lapse en mouvement et donner une sensation de vitesse fluide lors d’une marche ;
  • Tableau de bord (au montage sur l’application) : utilisez les données de vos entraînements Strava, Garmin et autres pour afficher vos informations directement sur la vidéo à l’instant de la capture.
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L’application mobile Insta360 // Source : Maxime Grosjean pour Frandroid

Une dernière fonctionnalité intéressante : l’intégration avec Apple Find My. Oui, comme votre AirTag, l’Insta360 GO Ultra peut apparaître dans l’application « Localiser » sur votre iPhone, et vous pourrez la localiser grâce au réseau Apple Localiser — même lui faire émettre un son.

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Dans les faits, j’ai rencontré plusieurs difficultés avant de faire fonctionner cette fonctionnalité. Alors que ma GO Ultra était visible dans l’application, les mises à jour étaient peu fréquentes, ou trop tardives pour être utiles. Après plusieurs tentatives, j’ai récemment réussi à tout désinstaller puis reconnecter, et cela fonctionne désormais mieux. Je peux même faire sonner ma GO Ultra lorsqu’elle est éteinte.

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L’intégration Apple Find My de l’Insta360 GO Ultra // Source : Maxime Grosjean pour Frandroid

Dans la même veine, l’application Insta360 utilise les notifications Live Activities d’Apple pour vous permettre de démarrer un enregistrement rapidement depuis votre téléphone. Ces efforts d’intégration, qui dépassent le simple produit, sont appréciables. Toutefois, j’ai dû désactiver cette option car cela encombrait trop mes notifications.

Insta360 Go Ultra Autonomie : une question de compromis

Les lecteurs les plus astucieux (en particulier ceux ayant suivi le début de ce test) l’auront remarqué : il y a non pas une, mais deux batteries distinctes pour alimenter l’Insta360 GO Ultra :

  • une dans la caméra elle-même de 500 mAh, contre 310 mAh pour celle de la GO 3S ;
  • une dans la station d’accueil de 1 450 mAh, contre 1 270 mAh pour la GO 3S.
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Chloé Pertuis – Frandroid

Pour comparaison, la batterie de la caméra d’action Insta360 Ace Pro 2 a une capacité de 1 800 mAh.

Pour la GO Ultra, la marque annonce une autonomie de :

  • 70 minutes sur la caméra seule en 1080p à 24 ips (mode endurance activé, écran tactile et Wi-Fi désactivés) ;
  • 200 minutes sur l’ensemble en 1080p à 24 ips (mode endurance activé, écran tactile et Wi-Fi désactivés) ;
  • 170 minutes sur l’ensemble en 4K à 30 ips (mode endurance activé, écran tactile et Wi-Fi désactivés).
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Chloé Pertuis – Frandroid

Bien sûr, ces chiffres sont conditionnés à l’activation du mode endurance, avec l’écran tactile et le Wi-Fi désactivés. Dans la vie réelle, les résultats se révèlent différents.

Nous avons laissé l’Insta360 GO Ultra se décharger complètement en filmant en 4K à 30 images par seconde, sans mode d’économie d’énergie et posée sur un bureau (sans flux d’air pour la refroidir). La durée totale d’utilisation a atteint 122 minutes avant l’extinction. Pour le même test, la DJI Osmo Nano a cessé de fonctionner après 133 minutes.

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