Holding européenne: Mediaset estime un « accord possible » avec Vivendi

Le groupe italien de télévision Mediaset estime un « accord possible » avec le géant français Vivendi au sujet de sa holding européenne MFE, a indiqué mardi son directeur financier, Marco Giordani.

« Le délai est désormais proche (le 22 novembre, NDLR), et un accord est possible« , a-t-il déclaré lors d’une conférence avec les analystes à l’occasion de la publication des résultats du groupe.

Après des semaines de tensions et une multiplication des recours en justice, Mediaset a proposé le 5 novembre une conciliation au français Vivendi afin de résoudre le conflit qui les oppose concernant son projet de holding Media For Europe (MFE).

Le géant français, deuxième actionnaire de Mediaset, a lancé des procédures en Italie, en Espagne et aux Pays-Bas pour contester le projet de holding européenne porté par la famille de l’ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.

Cette holding, basée aux Pays-Bas et dans laquelle Mediaset fusionnerait ses activités italiennes et espagnoles, vise à terme à fédérer les grands acteurs européens de la télévision afin de mieux lutter contre les plates-formes numériques comme Netflix.

Mais Vivendi conteste les statuts de MFE car ils vont permettre à la famille Berlusconi, via sa holding Fininvest, de renforcer largement son contrôle sur le groupe.

Une source proche du dossier a expliqué à l’AFP que le juge du tribunal de Milan chargé du dossier avait proposé à Mediaset de procéder à certaines modifications dans les statuts de la holding, suggestions que le groupe avait acceptées.

Le juge a fixé une prochaine audience au 22 novembre, pour permettre « aux parties de vérifier la possibilité de cette conciliation« , a précisé Mediaset.

Par ailleurs, toujours dans le cadre de son projet MFE, Mediaset a annoncé lundi soir avoir augmenté sa participation, à 15,1%, dans son homologue allemand ProSiebenSat.1, « un nouveau pas vers la création d’un acteur paneuropéen actif sur les principaux marchés ».

Interrogé à ce sujet mardi soir, M. Giordani a exclu un « une prise de contrôle de Prosiebensat« .

Il a plaidé pour des rapprochements entre diffuseurs européens: « nous avons besoin de dimensions: non pour les coûts mais pour la croissance« , a-t-il souligné.