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Fusées : Le bouclier thermique ne permet pas leur brûlage au retour.

Le bouclier thermique est une protection essentielle capable d’absorber, de réfléchir et de dissiper la chaleur produite lors de la rentrée atmosphérique des engins spatiaux. La navette spatiale américaine Columbia a connu un accident en 2003 en raison d’un dommage au bouclier thermique, entraînant sa désintégration complète lors de la rentrée atmosphérique.

Le succès d’une mission spatiale ne réside pas uniquement dans le décollage de la fusée et la mise en orbite des capsules. Le retour sur Terre est tout aussi essentiel.

Lors de la rentrée dans l’atmosphère, les engins spatiaux traversent celle-ci à des vitesses très élevées, générant des températures extrêmes qui pourraient entraîner leur destruction sans une protection adéquate.

Ils sont donc tous dotés d’un dispositif crucial : le bouclier thermique. Ce dernier est une protection capable d’absorber, de réfléchir et de dissiper la chaleur produite pendant cette phase critique.

La résistance des boucliers thermiques à la chaleur extrême

Le bouclier thermique couvre les parties les plus exposées de la fusée, empêchant la structure interne d’atteindre des températures dangereuses. Les zones subissant le flux thermique maximum se situent généralement à l’avant de l’appareil, sur la face tournée vers le flux d’air ainsi que sur les bords d’attaque, qui sont les parties rencontrant l’air en premier.

Pour résister à ces conditions extrêmes, les boucliers thermiques sont fabriqués à partir de matériaux spécialement conçus. Ceux-ci peuvent être isolants, limitant le transfert de chaleur vers l’intérieur, ou ablatifs, se consumant progressivement pour évacuer la chaleur.

Au cours de la rentrée atmosphérique, le bouclier thermique de la fusée absorbe une partie de la chaleur, tandis que les matériaux ablatifs se détériorent progressivement, emportant une partie de l’énergie thermique. Ce mécanisme empêche la chaleur d’atteindre la structure interne de l’engin.

Des boucliers thermiques adaptés à chaque mission

Il est également important de noter que les boucliers thermiques sont spécifiques aux missions spatiales. Ils peuvent être fixes ou amovibles selon le type d’engin spatial.

Par exemple, la navette spatiale américaine Space Shuttle, en service de 1981 à 2011, utilisait un bouclier thermique fixe. Ce dernier était constitué de différents types de matériaux, tels que des tuiles en céramique et des panneaux en carbone renforcé, qui étaient fixés de manière permanente à la structure de l’appareil. Toutefois, les tuiles pouvaient être remplacées individuellement après une mission si elles subissaient des dommages.

Le tragique accident de la navette spatiale américaine Columbia en 2003 est lié à son système de protection thermique. Quelques dizaines de secondes après le décollage, un morceau de mousse isolante s’était détaché du réservoir externe et avait percuté le bord d’attaque de l’aile gauche, endommageant le bouclier thermique.

Lors de la rentrée dans l’atmosphère quelques jours après, la chaleur a pénétré dans l’aile par cette zone, entraînant la désintégration complète de l’engin.

Les technologies actuelles pour faire face à la rentrée atmosphérique

Aujourd’hui, des boucliers thermiques fixes équipent encore de nombreuses capsules spatiales modernes, telles que Crew Dragon de SpaceX, Orion de la NASA ou encore Soyouz, pour protéger leur structure et les astronautes lors du retour sur Terre.

On trouve également des boucliers thermiques amovibles, notamment sur les sondes spatiales et les atterrisseurs planétaires. Après la phase principale de freinage lors de la rentrée atmosphérique, ces boucliers sont éjectés pour déployer un parachute et libérer certains instruments utilisés pour diriger l’atterrissage.