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Essai de la Peugeot 308 électrique restylée : amélioration notable observée.

La Peugeot e-308, lancée en 2023, affiche une autonomie de 450 kilomètres WLTP avec un pack de 58,3 kWh. Le prix d’entrée de gamme de la e-308 est de 42 600 euros et la voiture est produite à l’usine de Mulhouse en France.


Peugeot a été l’un des premiers constructeurs à électrifier son offre, et aujourd’hui, sa gamme électrique est complète, avec des modèles allant de la petite e-208 à la e-5008, que nous avons testée. Entre ces deux modèles se trouve la e-308, lancée en 2023. Ce modèle compact constitue une évolution majeure, étant l’un des best-sellers de la marque dans ses versions à moteur thermique. En 2025, elle avait même été numéro 1 des ventes en France, se classant 6ème de son segment en Europe, toutes motorisations confondues.

Nous avons eu l’opportunité de conduire la version 100 % électrique lors de son lancement, et celle-ci reçoit aujourd’hui un restylage de mi-carrière significatif. Ce changement opère une transformation radicale du style de la voiture et introduit également des évolutions mécaniques. Cette nouvelle version corrige l’un des principaux défauts précédemment identifiés : son autonomie. Nous y reviendrons plus en détail dans cet essai.

La e-308, confrontée à la Renault Mégane E-Tech, qui est l’une des voitures électriques les plus populaires en France, doit redoubler d’efforts pour la rattraper. En octobre, elle ne figurait même pas dans le top 20 des voitures électriques les plus immatriculées en France. Pouvons-nous imaginer un changement ? Nous avons répondu à cette question en prenant le volant de la voiture. Voici notre avis détaillé sur cette nouvelle version, qui apporte des modifications notables.

**Fiche technique : Peugeot e-308 (2025)**

– **Dimensions :** 4,36 m x 1,85 m x 1,72 m
– **Puissance :** 156 chevaux
– **0 à 100 km/h :** 9,5 s
– **Niveau d’autonomie :** Conduite semi-autonome (niveau 2)
– **Vitesse max :** 170 km/h
– **OS embarqué :** Peugeot OS
– **Taille de l’écran principal :** 10 pouces
– **Prise côté voiture :** Type 2 Combo (CCS)
– **Prix entrée de gamme :** 42 600 euros

*Cet essai a été réalisé dans le cadre d’un voyage presse organisé par la marque.*

**Design : De très nettes évolutions**

La troisième génération de la Peugeot 308 a été présentée au public en 2021, d’abord en version thermique, avant de se voir doter d’une variante électrique deux ans plus tard. Contrairement à certains concurrents qui proposent des gammes distinctes, les modèles de Peugeot sont identiques, quel que soit leur type de motorisation. La 308 conserve quelques éléments distinctifs dans sa version électrique.

Avec le restylage, une évolution significative de l’avant de la 308 a été apportée, lui conférant un aspect encore plus agressif. Ce changement de style est réussi, avec un nouveau bouclier avant et une calandre aux facettes laquées de la couleur de la carrosserie. De nouvelles prises d’air plus larges enrichissent le design dynamique du véhicule.

Les éléments verticaux, appelés « crocs », ont disparu, remplacés par une signature lumineuse intégrée, avec un logo rétro-éclairé, une première pour la marque. Le profil de la berline reste inchangé, mais de nouvelles jantes de 17 et 18 pouces font leur apparition, de même qu’une teinte Bleu Ingaro dans le catalogue. Le coefficient de traînée est maintenant de 0,27, ce qui reste compétitif.

À l’arrière, les évolutions sont plus subtiles, se limitant à la signature lumineuse des finitions haut de gamme, tandis que le bouclier conserve ses fausses canules d’échappement.

**Habitabilité : Aucun changement à signaler**

Malgré les nombreuses modifications extérieures, l’intérieur de la e-308 ne présente aucun changement. Toutefois, cela n’est pas un problème, car l’habitacle est bien agencé et agréable. Les clients retrouveront leurs repères au volant de la 308 restylée, même s’il faudra un temps d’adaptation pour ceux qui la découvrent pour la première fois.

L’ergonomie intérieure a cependant un peu reculé par rapport à la génération précédente. Les réglages se trouvent majoritairement dans l’écran central, ce qui peut nécessiter de fouiller un peu. L’intérieur reste cependant de bonne facture avec des matériaux de qualité, à l’opposé du dépouillement caractéristique de Tesla. On retrouve des finitions en aluminium et Alcantara, ainsi que des sièges en tissu offrant un bon maintien latéral. La sellerie en TEP est réservée aux versions Allure et GT.

Le i-Cockpit est conservé avec un petit volant et un tableau de bord positionné en hauteur. L’habitacle bien pensé, avec des rangements pratiques, conserve le même empattement de 2,67 mètres, permettant d’accueillir cinq passagers et offrant un volume de coffre de 361 litres, bien que la voiture ne dispose pas de frunk à l’avant.

**Infodivertissement : Quelques petites améliorations**

Le poste de conduite de la nouvelle e-308 n’a pas changé et hérite du même système d’infodivertissement que précédemment, avec un écran tactile de 10 pouces intégré au tableau de bord, toujours compatible avec Apple CarPlay et Android Auto. Un planificateur d’itinéraire est inclus, bien que nous n’ayons pas pu le tester lors de l’essai.

Baptisé e-Routes, ce planificateur est inclus gratuitement pour une durée de 10 ans, tout comme le service E-Commandes, qui permet de contrôler divers paramètres de la voiture via une application. L’écran tactile est fonctionnel avec des raccourcis en dessous pour un accès facile, bien que les réglages de climatisation ne soient pas toujours visibles.

Le conducteur dispose d’un combiné d’instrumentation numérique de 10 pouces, de série sur toutes les finitions, avec des graphismes 3D pour les versions haut de gamme. Cependant, il est regrettable de constater l’absence d’un affichage tête-haute, ainsi que quelques manques dans la qualité de réactivité de l’écran.

**Aides à la conduite : Une dotation complète**

La e-308 restylée a légèrement élargi son catalogue avec de nouvelles finitions. La version d’entrée de gamme, Style, est désormais plus accessible tout en offrant un équipement technologique riche de série. Elle comprend le pack Drive Assist, qui inclut le régulateur de vitesse adaptatif, le démarrage mains libres et l’aide au stationnement arrière.

L’auto est également dotée de différents systèmes de sécurité, selon la norme GSR2 imposée par l’Union Européenne, notamment le freinage d’urgence automatique et la surveillance de l’attention du conducteur. La finition GT Exclusive ajoute encore plus d’assistance à la conduite, comme un système VisioPark 360° et la conduite semi-autonome de niveau 2. Cependant, des retours indiquent que le système pourrait nécessiter des ajustements dans sa réactivité.

**Conduite : Un caractère polyvalent, mais manquant de dynamisme**

La Peugeot 308 utilise la plateforme EMP2 de son ancêtre avec quelques modifications subtiles. La version pré-restylage proposait deux niveaux de puissance (136 et 156 chevaux), mais cette nouvelle version ne conserve que celle de 156 chevaux.

Le moteur électrique de la e-308 est partagé avec d’autres modèles Stellantis. Avec un couple de 270 Nm, elle accélère de 0 à 100 km/h en 9,5 secondes, mais déçoit en matière de dynamisme, surtout en raison de son poids élevé d’1,7 tonne. La vitesse maximale est limitée à 170 km/h. Le constructeur a privilégié le confort à la sportivité, avec une direction et des liaisons au sol souples, adaptées à une conduite polyvalente.

**Autonomie, batterie et recharge : Il y a du mieux**

Sur le plan technique, la nouvelle e-308 reçoit une amélioration notable concernant son autonomie, qui passe à 450 kilomètres en cycle mixte WLTP grâce à un nouveau pack de 58,3 kWh bruts. Ce gain est appréciable par rapport aux 410 kilomètres précédemment obtenus par la précédente version. Cependant, elle ne rivalise pas avec les 534 kilomètres des modèles d’entrée de Tesla Model 3.

La e-308 conserve un freinage régénératif, avec trois niveaux de récupération réglables via des palettes au volant, mais ne propose pas la conduite à une pédale. En ce qui concerne la recharge, il faut prévoir environ 32 minutes pour charger de 20 à 80 % à une puissance maximale de 100 kW, ce qui peut être considéré comme insuffisant.

**Prix, concurrence et disponibilité**

La e-308 est déjà disponible à la commande, à partir de 42 600 euros pour la version Style, éligible au nouveau bonus écologique. La finition Allure commence à 44 000 euros, tandis que la version GT est proposée à 46 350 euros. La e-308 est fabriquée en France à Mulhouse et bénéficie d’une garantie de huit ans ou 160 000 kilomètres, couvrant également sa batterie.

La concurrence est serrée pour ce modèle, en particulier face à la Tesla Model 3, à partir de 36 990 euros avec une autonomie de 534 kilomètres, mais sans droit au bonus écologique. La Volkswagen ID.3, à partir de 34 990 euros, offre 388 kilomètres d’autonomie, tandis que la Renault Mégane E-Tech, à 39 500 euros, propose 468 kilomètres d’autonomie. Au sein de Stellantis, la Citroën ë-C4 à 33 850 euros est une option, mais avec une puissance de 136 chevaux et une autonomie de 342 kilomètres WLTP.