EDF Tempo : la fin des 13 derniers « jours rouges » en vue.
Sur les 22 jours rouges de l’option Tempo, 13 n’ont toujours pas été activés alors qu’il ne reste qu’une quinzaine de jours avant la fin de la période hivernale. Si RTE activait successivement les jours rouges restants, cela inciterait les abonnés Tempo à réduire fortement leur consommation, ce qui pourrait accentuer encore davantage la situation d’excédent.
Sur les 22 jours rouges de l’option Tempo, plus de la moitié n’ont pas encore été activés pour la saison 2025/2026. En théorie, les abonnés pourraient bientôt faire face à une série de journées très coûteuses, sauf si le gestionnaire du réseau décide finalement de ne pas les utiliser. Cela semble être une possibilité.
« Devrait-on s’attendre à une succession de jours rouges jusqu’à la fin du mois de mars ? » : depuis la semaine dernière, ce type de question revient souvent dans les discussions d’un groupe Facebook consacré aux abonnés de l’option Tempo d’EDF. L’inquiétude se fait sentir parmi ces clients, qui craignent une augmentation de leur facture d’électricité d’ici à la fin du mois.
Cette couleur est particulièrement redoutée, car pendant les heures pleines, le prix du kilowattheure dépasse 70 centimes. Sur les 22 jours rouges prévus chaque année, 13 n’ont pas encore été activés alors qu’il ne reste qu’une quinzaine de jours avant la fin de la période hivernale.
Face à cette situation, certains abonnés envisagent déjà d’adapter leur consommation. D’autres avancent néanmoins une théorie qui pourrait expliquer la situation : les jours rouges restants pourraient ne pas être utilisés, car ils seraient devenus inutiles, voire contre-productifs, pour le réseau électrique.
Pour comprendre cette hypothèse, il est essentiel de rappeler le rôle du dispositif Tempo. Les couleurs sont déterminées par RTE en fonction des prévisions d’offre et de demande d’électricité. L’objectif est d’inciter les consommateurs à réduire leur consommation lorsque le système électrique est tendu. Ainsi, les jours rouges sont généralement activés lors de pics de demande, notamment durant les vagues de froid. En l’absence de tension sur le réseau, il n’y a théoriquement aucune raison de les déclencher.
La situation actuelle est plutôt favorable : la production d’électricité en France est élevée, avec un bon fonctionnement du nucléaire et des énergies renouvelables. Parallèlement, la demande reste relativement stable, les températures étant douces pour la saison. L’offre d’électricité semble donc largement suffisante. Si RTE devait activer les jours rouges restants, cela inciterait les abonnés Tempo à réduire considérablement leur consommation, ce qui pourrait aggraver le surplus d’électricité, nuisant ainsi au réseau.
Des observateurs prévoient déjà une possible annulation des jours rouges restants. Une situation similaire s’est déjà produite : en 2020, durant la période de confinement liée à la pandémie, RTE avait choisi de ne pas activer les derniers jours rouges à cause de la chute brutale de la consommation électrique. Le gestionnaire du réseau ne pouvait pas se permettre de réduire davantage la demande.
Cependant, la situation actuelle pourrait encore changer. Avec le conflit au Moyen-Orient, certains pays européens pourraient rencontrer des difficultés d’approvisionnement énergétique. La France pourrait alors être poussée à exporter plus d’électricité vers ses voisins. Dans ce scénario, la demande pourrait croître, ce qui pourrait inciter RTE à activer ces fameux jours rouges.
Pour avoir une certitude, il faudra attendre encore quelques jours. Si les jours rouges restants devaient être déclenchés, leur activation pourrait intervenir au plus tard ce vendredi.

