Dominique Leroy et Deutsche Telekom préparent-ils la vente de T-Mobile ?

Dominique Leroy, à la tête de la division européenne de Deutsche Telekom, préparerait la vente potentielle de T-Mobile Netherlands, selon des informations relayées par le Financieele Dagblad.

Deutsche Telekom avait déjà tenté le coup en 2015 mais le prix demandé (environ 2,2 milliards d’euros) avait douché les potentiels repreneurs. Mais depuis lors, le marché s’est consolidé, la concurrence s’est calmée et T-Mobile, troisième opérateur aux Pays-Bas derrière KPN et VodafoneZiggo, vaudrait entre 4 et 4,5 milliards d’euros, selon les sources du journal financier.

Résistant à la pandémie de Covid-19, comme beaucoup d’entreprises actives dans les télécoms qui ont plutôt bénéficié du télétravail,T-Mobile a même enregistré une hausse de son chiffre d’affaires en 2020 et a engrangé 484 millions d’euros au troisième trimestre.

Pourquoi vendre ?

L’une des raisons de la vente potentielle serait que Deutsche Telekom préfère privilégier les marchés où il peut être numéro 1 ou numéro 2, en fixe et mobile confondu. Aux Pays-Bas, KPN et VodafoneZiggo ont une position trop forte pour lui permettre cela. Une situation qui les empêcherait d’ailleurs le rachat de T-Mobile, pour des raisons de saine concurrence.

Un autre point serait le financement de la 5G. La vente de T-Mobile permettrait de libérer du cash pour le déploiement, assez coûteux, des infrastructures.

Notons tout de même que si l’on se limite aux chiffres des abonnements mobiles, avec ses 6,7 millions d’abonnés, T-Mobile arrive tout de même en tête des opérateurs bataves et donc pourrait pousser sa valorisation vers le haut.

Enfin, toujours selon le Financieele Dagblad, le groupe suédois Tele2, actionnaire à hauteur de 25 % de T-Mobile, veut également revendre ses parts, ce qui pourrait faciliter la vente.