Des salariés d’Ubisoft demandent la démission d’Yves Guillemot face à la haine.
Les représentants de Solidaires Informatique ont exprimé clairement leur souhait de voir le patron d’Ubisoft quitter ses fonctions. Yves Guillemot a annoncé la grande restructuration du géant français du jeu vidéo le 21 janvier 2026.

Un tournant s’est clairement produit le 21 janvier 2026 lorsque Yves Guillemot, le directeur d’Ubisoft, a annoncé une restructuration majeure au sein du géant français du jeu vidéo.
Depuis cette annonce, un mouvement de grève s’annonce d’une ampleur apparemment sans précédent au niveau international. Les revendications concernent le télétravail et les salaires, mais également les licenciements et départs volontaires prévus.
Dans une interview publiée sur Game Developer, deux représentants syndicaux ont décidé de franchir le cap et d’exprimer leur désir de voir Yves Guillemot quitter ses fonctions.
Une confiance brisée
L’article revient sur l’énorme annonce d’Yves Guillemot et les réactions internes qui ont suivi : panique, confusion, incompréhension, sentiment de condamnation, colère ; ces émotions jalonnent le compte rendu offert à Game Developer et que le site a également pu corroborer grâce à des captures d’écran du système de communication interne d’Ubisoft.
Pour les représentants de Solidaires Informatique interrogés, il est évident que la responsabilité repose désormais sur Yves Guillemot.
Je pense que Guillemot devrait s’effacer à ce stade. Je pense que le niveau de haine que les gens ont envers lui signifie qu’il devrait passer à autre chose. Ensuite, nous pourrions reconstruire une sorte de confiance.
Ubisoft fait face à des crises depuis près de dix ans, et une seule personne semble s’accrocher à son poste sans faiblir : Yves Guillemot. Il faut noter qu’il est l’un des cofondateurs de l’entreprise, qui est restée longtemps une affaire familiale.
C’est son entreprise, en fin de compte. Mais tout le monde autour de lui ne sont que des « yes men » (complices). C’était déjà le problème lors du scandale du harcèlement sexuel en 2020.
Lorsque une entreprise subit une crise de cette ampleur et prétend se réinventer, le changement de direction est souvent le premier signe fort d’un nouveau départ.
Remplacer le CEO permettrait d’établir des bases saines, dégagées du passif des dernières années. Reste une question centrale : la direction est-elle prête à s’appliquer le « reset » qu’elle veut imposer à ses employés ?

