Cybersécurité : Une centaine de sites web frauduleux par jour en Belgique

La Belgique se débrouille plutôt bien face aux cybermenaces, qui touchent tant les citoyens que les entreprises et les administrations à l’ère du tout numérique. 

« En l’espace d’un an et demi, notre pays est passé de la 11e à la cinquième place dans le classement des pays européens les plus sûrs en termes de cybersécurité », s’est félicité mercredi le directeur du Centre pour la Cybersécurité Belgique (CCB), Miguel De Bruycker, lors de la Convention belge sur la cybersécurité, qui se tient à Malines. Depuis le début du mois d’octobre et le lancement d’une campagne de sensibilisation à grande échelle, environ 5.000 courriels suspects ont été signalés quotidiennement au CCB, occasionnant la fermeture d’une centaine de sites web frauduleux par jour, soit trois fois plus qu’avant la campagne (une trentaine de sites fermés par jour).

« Plus de 500 partenaires – banques, sociétés de transports et entreprises en tout genre – ont été appelés à diffuser notre message pour cette campagne, à savoir ‘signalez les courriels douteux à l’adresse suspect@safeonweb.be dès que vous avez des doutes quant à leur authenticité' », a expliqué Miguel De Bruycker. « Au plus vite nous pouvons fermer des sites frauduleux, au moins de personnes risquent de se faire avoir », a souligné l’orateur principal de la Convention, où son réunis quelque 650 experts informatiques.

Le type de cybercriminalité le plus répandu reste le phishing (hameçonnage), mais les attaques par ransomwares (logiciels malveillants), ainsi que les attaques coordonnées visant des caméras ou routeurs se multiplient de plus en plus. Le smishing (hameçonnage par SMS) a par ailleurs récemment vu le jour.

« C’est pourquoi il est important de continuer à informer et à mettre en garde les citoyens, afin qu’ils soient conscients des dangers et se méfient des messages suspects qu’ils reçoivent », insiste Miguel De Bruycker, qui appelle à davantage de coopération à l’échelle européenne afin de rendre l’internet plus sécurisé.

L’identification à deux facteurs, qui nécessite pour se connecter non seulement l’identifiant et le mot de passe mais également un code envoyé via un autre appareil, est de plus en plus utilisée. « Vous vous connectez de cette façon avec quelque chose que vous connaissez, votre login et mot de passe, mais aussi avec quelque chose que vous possédez, par exemple votre smartphone », explique-t-il, tout en soulignant que cela complique pas mal la vie des pirates en ligne.