Coronavirus: la Banque mondiale appelle à renforcer la surveillance sanitaire

La Banque mondiale a appelé lundi tous les pays à « renforcer leur surveillance sanitaire et les réponses données » à l’épidémie de nouveau coronavirus chinois, et a dit examiner les ressources financières et techniques mobilisables rapidement.

« La Banque mondiale passe en revue les ressources financières et techniques qui peuvent être mobilisées rapidement pour soutenir les pays affectés« , a indiqué l’institution dans un communiqué de presse.

« Nous appelons tous les pays à renforcer leur surveillance sanitaire et les réponses données, ce qui est essentiel pour contenir la propagation de cette épidémie et de celles qui pourraient émerger dans le futur« , a-t-elle encore déclaré.

Ainsi, la Banque mondiale explique qu’elle « (discute) étroitement avec les partenaires internationaux pour accélérer la réponse internationale afin d’aider les pays à gérer cette crise sanitaire mondiale« .

Avec 362 morts en Chine continentale, le bilan du nouveau coronavirus y dépasse désormais celui du Sras, qui en 2002-2003 avait tué 349 personnes.

Le virus a contaminé plus de 17.000 personnes et la peur de la propagation paralyse la Chine, avec des répercussions sur l’économie mondiale qui restent difficiles à chiffrer.

La Banque mondiale a expliqué être en train d’en évaluer les « conséquences économiques et sociales« , et précise soutenir « les efforts fournis par la Chine pour y répondre, y compris ceux destinés à permettre à son économie de rebondir« .

L’institution assure ainsi qu’elle « se tient prête à soutenir tous ses pays clients, en particulier les plus pauvres et les plus vulnérables, afin d’aider à gérer les conséquences futures de cette crise sur leurs populations ».

Une épidémie comparable à la grippe espagnole en 1918, qui avait fait 30 millions de morts, pourrait coûter entre 1% et 10% de croissance à l’économie mondiale, avait quantifié en janvier 2016 l’ancien président de la Banque mondiale Jim Yong Kim.

Pour la patronne du FMI Kristalina Georgieva, « il y a aura très probablement des conséquences négatives » sur l’économie au premier semestre, mais « il serait irresponsable de spéculer sur la suite ».