CLASSE ECO: 4.600 Boeing 737 MAX toujours pas livrés, un jour historique pour l’aéronautique belge et un mécanicien soupçonné de sabotage

CLASSE ECO | Retrouvez chaque jour les grandes nouvelles et informations principales du secteur de l’aéronautique et de l’aviation. Au programme, entre autres, ce vendredi, l’impressionnant nombre de 737 MAX qui n’ont toujours pas été livrés aux compagnies, certaines d’entre elles allant même jusqu’à geler les paiements dus à Boeing, un mécanicien d’American Airlines arrêté pour sabotage et soupçonné d’appartenir au groupe Etat islamique, le patron de Ryanair qui s’adresse violemment aux syndicats (qui lui ont répondu) et un jour historique pour la Belgique.

> 4600. C’est le nombre de Boeing 737 MAX qui n’ont pas encore été livrés aux compagnies, rapporte CNN. Ces dernières sont toujours dans l’attente d’une potentielle nouvelle autorisation de voler de l’appareil, cloué au sol depuis le mois de mars 2019 suite aux accidents survenus sur les vols Lion Air (29 octobre 2018) et Ethiopian Airlines (10 mars 2019) qui avaient causé la mort de 346 personnes. Rien que pour le seul mois de février 2019, avant le second crash, quelque 2.500 commandes globales avaient été passées pour des 737 MAX.

Parmi les compagnies les plus touchées par cette réduction forcée des livraisons, Southwest Airlines, qui a commandé pas moins de 280 appareils… mais qui n’en a, à l’heure actuelle, reçu que 31. De même pour Flydubai, qui aimerait récupérer ses 237 737 MAX manquants à l’appel. Une nouvelle évaluation de l’appareil devrait avoir lieu au mois d’octobre et Boeing continue de travailler avec la Federal Aviation Administration (FAA). En attendant, Boeing, qui a réduit la voilure, ne produit plus que 42 Boeing 737 MAX par mois.

> Toujours au chapitre des déboires du 737 MAX, certaines compagnies, comme Ryanair, qui attendent la livraison de leurs 737 MAX, ont décidé de geler les paiements en attendant que l’appareil ait à nouveau le droit de voler. La low cost irlandaise a commandé 135 Boeing 737 MAX, ce qui représente, au prix catalogue, la coquette somme de plus de 13,7 milliards d’euros.

Lors de l’assemblée générale des actionnaires, le patron de la compagnie, Michael O’Leary, a concédé n’avoir aucun plan B dans l’éventualité où le 737 MAX ne recevrait pas sa nouvelle autorisation avant la fin de l’année, mais qu’il estimait que ce scénario « cauchemar » n’avait que peu de chance de se produire.

> Rolls Royce met plus de temps que prévu à résoudre les problèmes du Trent 1000, rapporte l’Agence France Presse. Le groupe industriel britannique Rolls-Royce a prévenu vendredi qu’il lui faudrait plus de temps que prévu pour régler les problèmes sur ses moteurs d’avion Trent 1000 équipant le Boeing 787. Le motoriste explique dans un communiqué que le remplacement des pièces défectueuses est plus difficile que prévu, en raison d’un grand nombre de moteurs à réparer.

Il ajoute qu’il ne pourra ramener à moins d’une dizaine le nombre d’avions cloués au sol pour réparation qu’au deuxième trimestre de 2020, alors qu’il espérait jusque là atteindre cet objectif d’ici la fin de l’année. Rolls-Royce précise que ce retour à la normale plus lent que prévu n’augmentera pas la facture liée à ce problème.

Cette affaire empoisonne la vie du motoriste depuis de longs mois pour un coût astronomique qui tourne autour de 1,6 milliard de livres (1,81 milliard d’euros) dont une part importante en indemnisations de compagnies aériennes lésées.

> Un mécanicien soupçonné de terrorisme. C’est ce que rapporte le site spécialisé Simple Flying, qui relate l’histoire d’un mécanicien de la compagnie American Airlines, accusé du sabotage d’un avion en juillet dernier. Les procureurs seraient parvenus à établir des liens entre l’homme de 60 ans et le groupe Etat islamique, le frère de celui-ci étant affilié au groupe terroriste et des textes de propagande de la nébuleuse ayant été retrouvés sur son téléphone portable.

Bien qu’aucune preuve tangible n’ait été apportée, l’homme est actuellement retenu sans caution après que les procureurs aient insisté sur le risque de fuite qu’il représentait. A l’époque des faits, l’incident était resté mineur, l’appareil dont il avait la charge n’ayant pu décoller suite au message d’erreur reçu par l’équipage de bord suite au sabotage.

Déjà sur La Libre Eco:

> Un jour historique pour l’aéronautique belge. Vendredi matin a été inaugurée l’usine d’assemblage final du Sonaca 200, près de l’aérodrome de Namur. C’est le premier avion belge produit en Belgique depuis soixante ans. Une réussite incroyable pour ce projet un peu fou, né en 2014, et qui a d’ores et déjà engrangé une trentaine de commandes. Visite guidée d’un site de production flambant neuf, sur un aérodrome en pleine renaissance.

> Michael O’Leary (Ryanair): « Les syndicats belges doivent la fermer et travailler normalement ». Les actionnaires de Ryanair réitérent leur confiance en M. O’Leary. Ce dernier n’est pas tendre envers les syndicats belges.  » S’ils veulent être solidaires avec leurs collègues européens, qu’ils la ferment (sic) et aillent travailler. » Ce qui n’a évidemment pas plu aux syndicats, qui lui ont répondu, dans la foulée, sur le même ton: « Monsieur O’Leary est au respect et à la décence ce que Canard WC est à l’ornithologie ».


> Faillite possible de Thomas Cook : qu’arrivera-t-il aux voyageurs belges qui ont déjà réservé ?
Les annonces liées à une possible faillite du groupe Thomas Cook inquiètent évidemment les nombreux clients qui doivent partir dans les jours, semaines et mois à venir.

> XL Airways, dans l’impasse, a besoin de 35 millions pour se relancer. Le PDG d’XL Airways a lancé vendredi un appel pour réunir les 35 millions d’euros nécessaires selon lui pour éviter d’abandonner des passagers sur le tarmac et faire repartir l’activité de sa compagnie, la deuxième en moins de trois semaines à se retrouver dans l’impasse en France.