High-tech

Cette marque de smartphones ne devrait pas survivre.

En 2012, Meizu était un fabricant de smartphones très prometteur. En 2025, Meizu a vendu moins d’un million de smartphones.


En 2012, Meizu était un fabricant de smartphones prometteur. Aujourd’hui, la marque ne serait plus qu’un simple département logiciel au sein de l’empire Geely. Les rumeurs de dissolution de l’équipe mobile confirment une fin de parcours inévitable pour un pionnier qui a perdu son âme.

Pour contextualiser, Meizu est l’histoire d’un pionnier. Rappelons-nous des baladeurs MP3, suivis des premiers smartphones sous Flyme OS qui faisaient trembler Xiaomi. Cependant, depuis le rachat par Geely en 2022, le constructeur a navigué à vue. Entre le désir de rester une marque de niche « premium » et l’obligation de fournir des solutions logicielles aux voitures électriques du groupe, le fossé se creusait.

Des fuites internes, notamment rapportées par le média IT Home, évoquent une dissolution complète de la division smartphone. Le futur Meizu 23, prévu pour cet été, serait tout simplement annulé. Les employés, quant à eux, attendent leur chèque de départ prévu pour le mois de mars.

Examinons les chiffres. En 2025, Meizu a vendu moins d’un million de smartphones. Dans un marché chinois saturé par des géants comme Huawei, Oppo ou Xiaomi, c’est insignifiant. En réalité, Geely n’a jamais vraiment souhaité vendre des smartphones. Leur intérêt portait plutôt sur la compétence logicielle pour combler leur retard technologique dans le domaine automobile.

L’activité FlymeAuto, le système d’infodivertissement qui équipe les marques Volvo, Polestar ou Lotus en Chine, va devenir totalement indépendante. Elle ne sera plus liée à une branche mobile déficitaire. Ce système restera d’ailleurs fermé, réservé uniquement aux marques de la galaxie Geely. Loin de l’ouverture et de l’innovation qui caractérisaient Meizu à ses débuts.

Le souci ? Meizu a perdu son identité en se transformant en prestataire interne. La marque ne disparaît pas véritablement, mais elle devient un label marketing géré par d’autres filiales.

L’impact en Europe est nul. La marque Meizu a déjà disparu du marché européen. En somme, Meizu rejoint le cimetière des marques passionnantes écrasées par la consolidation du marché. C’est une triste réalité, mais parfaitement prévisible.