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CES 2026 : Quelles évolutions à venir pour nos routines beauté ?

Au CES 2026 de Las Vegas, du 6 au 9 janvier, la technologie utilisée pour la beauté n’a pas cherché à bousculer les routines, mais à les affiner. Le groupe L’Oréal a particulièrement mis en avant son LED Face Mask, qui diffuse une lumière rouge à 630 nm et une lumière proche infrarouge à 830 nm, et sa commercialisation est envisagée en 2027.

Lors du CES 2026 à Las Vegas, qui se tiendra du 6 au 9 janvier, la technologie dédiée à la beauté ne vise pas à bouleverser les habitudes, mais plutôt à les améliorer. Moins de visions futuristes, davantage de solutions concrètes conçues pour s’intégrer dans le quotidien. Miroir, crème, lisseur ou masque : la technologie se montre discrète, mais omniprésente.

Le Samsung Micro LED Beauty Mirror ressemble à un miroir traditionnel. Cependant, il allie surface réfléchissante et affichage grâce à une structure de micro-miroirs en aluminium et niobium. En une trentaine de secondes, une caméra intégrée analyse la peau, évaluant rides, pores, rougeurs et taches pigmentaires, puis génère un diagnostic assisté par IA, basé sur plus de 20 000 images cliniquement étiquetées. « L’idée n’est pas de pointer des défauts, mais de fournir des clés de compréhension », indique la marque. Les recommandations de soins apparaissent ensuite. Ce miroir étant encore à l’état de concept, son arrivée est envisagée pour 2026, bien que son design soit susceptible d’évoluer.

La peau sous toutes les lumières

La peau demeure au centre de nombreuses innovations cette année, particulièrement celles de L’Oréal Groupe. Le groupe a mis en avant son LED Face Mask. Contrairement aux masques rigides, celui-ci prend la forme d’un masque en silicone ultra-fin et flexible, conçu pour s’adapter au visage sans contrainte. Développé avec iSmart, spécialiste mondial des dispositifs LED, il émet deux longueurs d’onde ciblées : une lumière rouge à 630 nm et une lumière proche infrarouge à 830 nm. Ces types de lumière agissent sur la peau, notamment sur les signes visibles de l’âge tels que les ridules, le relâchement cutané ou un teint irrégulier. « La beauté est liée à la science, et notre rôle est de transformer cette science en expériences accessibles et efficaces », a précisé Barbara Lavernos, directrice générale adjointe recherche, innovation et technologie. Ce produit est encore au stade de prototype, mais sa commercialisation est envisagée pour 2027.

Souple, ultra-fin et développé avec iSmart, le LED Face Mask diffuse une lumière rouge (630 nm) et proche infrarouge (830 nm) pour agir sur les signes visibles de l’âge et améliorer l’aspect global de la peau.
Souple, ultra-fin et développé avec iSmart, le LED Face Mask diffuse une lumière rouge (630 nm) et proche infrarouge (830 nm) pour agir sur les signes visibles de l’âge et améliorer l’aspect global de la peau. - L’Oréal Groupe

De manière plus discrète, Nuon se concentre sur un aspect rarement remarqué : l’emballage. Spécialisée dans les dispositifs LED pour de grandes marques, l’entreprise néerlandaise transforme le couvercle d’un pot de crème en véritable accessoire de soin. Lumière, micro-courants ou vibrations activent les principes actifs au moment de l’application, tandis que des capteurs mesurent l’état de la peau. « L’idée n’est pas de créer un énième gadget, mais de faire en sorte que la technologie travaille enfin pour le soin. On ne change pas la crème, on change ce qui l’entoure, pour activer les actifs et montrer concrètement ce qu’ils font sur la peau », explique Grégory Pays, responsable du développement commercial. Ainsi, le couvercle devient un objet durable, gardé bien au-delà du premier pot.

Grégory Pays et Adrien Canu, membres de l'équipe
Grégory Pays et Adrien Canu, membres de l’équipe « business development » de Nuon ont présenté toutes les technologie du groupe hollandais. - Laurent Garrigues/20 Minutes

Le cheveu au cœur du soin

Cette approche scientifique se répercute également sur les cheveux, avec le Light Straight + Multi-styler. L’Oréal cible ici un problème bien connu : l’exposition excessive à la chaleur. Grâce à une technologie de lumière infrarouge proche, l’appareil permet de lisser ou de boucler les cheveux sans dépasser des températures critiques pour la kératine. « On passe d’une logique de correction à une logique de prévention », résume Guive Balooch, vice-président mondial Augmented Beauty.

Avec sa technologie Aqua Ion qui envoie de l'eau en plus de l'air lors du séchage, Zyre entend réduire les dégats sur les cheveux.
Avec sa technologie Aqua Ion qui envoie de l’eau en plus de l’air lors du séchage, Zyre entend réduire les dégats sur les cheveux. - L. Garrigues/20 Minutes

Même les appareils quotidiens évoluent dans cette direction. Chez Zyre, le sèche-cheveux ajuste automatiquement sa température en fonction de la distance avec les cheveux et rétablit de l’humidité grâce à une technologie Aqua Ion. « L’objectif, c’est d’obtenir des cheveux plus brillants et plus souples, sans ajouter une étape », précise Sandi Lombardi, représentante commerciale de la marque. Avec des prix variant de 79 à 119 euros et un lancement prévu aux États-Unis, suivi d’une arrivée en Europe courant 2026, Zyre cible clairement le grand public.

Un test pour bien choisir les crèmes à utiliser

La logique du diagnostic est approfondie par Byome Labs. Son fondateur, David Suissa, compare son test à un geste désormais familier. « C’est comme un test Covid, mais pour la peau. » En quelques minutes, il analyse le microbiome cutané et des marqueurs d’inflammation, puis, via une application et de l’intelligence artificielle, recommande les produits les plus compatibles d’une certaine marque. « Nous ne faisons pas de cosmétiques, nous aidons les consommatrices à choisir les bons », insiste-t-il.

Le laboratoire Byome Labs décline une sorte de « test Covid pour la peau », capable d’analyser rapidement le microbiome et l’inflammation afin de recommander, via l’IA, les produits les plus adaptés sans fabriquer de cosmétiques.
Le laboratoire Byome Labs décline une sorte de « test Covid pour la peau », capable d’analyser rapidement le microbiome et l’inflammation afin de recommander, via l’IA, les produits les plus adaptés sans fabriquer de cosmétiques. - Byome Labs

Notre dossier Beauté

Au CES 2026, la beauté connectée ne cherche donc plus à impressionner. Elle s’invite dans la routine avec douceur, en promettant à de nombreuses femmes des gestes simplifiés, mieux compris, et des résultats plus clairs.