Bons élèves : les opérateurs télécoms belges ont réduit leurs émissions de CO2 de 38%

Les opérateurs télécoms belges ont réduit leur consommation d’énergie de 11 % et leurs émissions de CO2 de 38 % sur la période 2018-2021. C’est ce qu’ont montré mercredi les résultats d’une étude commandée par l’Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT). Proximus, Telenet et Orange ont également réduit leur consommation d’eau de 47 % et la quantité de déchets produits de 40 %.

Le développement durable est un enjeu important

L’étude de Deloitte montre que le développement durable est un enjeu important pour les opérateurs de télécommunications. Plusieurs initiatives et objectifs ont été mis en place Par rapport aux opérateurs étrangers, les opérateurs belges semblent être légèrement plus économes en énergie. En ce qui concerne l’utilisation des énergies renouvelables, elles sont conformes aux normes européennes.

Les émissions de CO2 des opérateurs de télécommunications ont diminué de 38 % au cours de la période étudiée. L’utilisation de combustibles fossiles pour le chauffage/la climatisation et comme carburant pour le parc automobile représente 95 % des émissions de CO2. Les 5 % restants proviennent de l’achat d’électricité non renouvelable.

La consommation d’eau et la quantité de déchet produite ont diminué

La consommation d’eau a été réduite de 47 % entre 2018 et 2021. Mais selon l’IBPT, il y a encore peu d’initiatives spécifiques pour réduire davantage la consommation d’eau, sauf dans les projets de rénovation où l’eau de pluie est réutilisée autant que possible.

La quantité de déchets générés (câbles, antennes, serveurs, mais aussi smartphones, modems… ) a diminué de 40 % sur la période étudiée. Sur ce total, seuls 16 % n’ont pas été recyclés ou réutilisés. Selon l’IBPT, les opérateurs ont plusieurs initiatives en cours pour réutiliser ou recycler les smartphones, routeurs et décodeurs mis au rebut. Le nombre de produits réutilisés a augmenté de 265 % entre 2018 et 2021 (de 500 000 à 1,8 million).

L’étude devrait servir de base à l’IBPT pour continuer à surveiller le marché et déterminer quelles actions supplémentaires peuvent être prises en matière de durabilité.

Un manque d’initiatives, déplore Petra De Sutter

La ministre des Télécoms, Petra De Sutter, souligne néanmoins que des améliorations sont possibles. »D’après l’étude, les opérateurs peuvent être encore plus écoresponsables, par exemple en investissant dans leur propre production d’énergie via la construction de champs solaires ou de parcs éoliens. Ils ne prennent pas assez ce genre d’initiatives, à l’inverse de la ‘Deutsche Telekom’ en Allemagne

La ministre réclame également des efforts en matière de transparence quant à leurs actions relatives à l’environnement. « En tant que client, vous devez avoir la possibilité d’opter pour l’opérateur le plus écologique. On pourrait les aider à choisir au moyen d’un score de durabilité uniforme, à l’instar des comparateurs de prix. C’est là que le régulateur des télécommunications, l’IBPT, a un rôle à jouer« , ajoute-t-elle.