Après la pénurie, la PS5 à nouveau pointée du doigt pour sa manette

Ceux qui attendaient impatiemment la PS5 pour pouvoir se divertir en temps de corona ont de quoi être déçus. En plus de la pénurie de consoles, due à un souci d’approvisionnement de composants, voilà maintenant que la manette de jeu est pointée du doigt.

Test Achats a en effet alerté les consommateurs sur un problème qui pouvait toucher les manettes et ce, après moins de 6 mois d’utilisation. Un problème bien connu des gamers puisqu’il s’agit de celui de la « dérive ». Pour les non initiés, cela veut dire que le personnage ne se déplace pas comme le joueur le souhaiterait. « Les manettes transmettent des données digitales minutées de précision qui permettent au joueur de faire bouger le personnage à l’écran comme il le souhaite. Lorsqu’un problème de dérive survient, le contrôle devient impossible: les manettes refusent de réagir ou donnent simplement des signaux de mouvement alors que le joueur ne fait rien. Cela provoque beaucoup de frustration, car une bonne expérience de jeu n’est possible qu’avec une manette qui transmet les réactions à temps« , explique Test Achats.

Un problème d’obsolescence programmée?

Ce problème ne touche bien évidemment pas que les utilisateurs belges. Depuis plusieurs semaines, les médias internationaux font part des problèmes de manette rencontrés par la PS5. Bien décidée à entrer en action, Test Achats appelle les Belges à signaler leur manette défectueuse. Forte de tous ces témoignages, l’association de protection des consommateurs mettra Sony en demeure afin de le pousser à résoudre ce problème.

Ce n’est par ailleurs pas la première fois que des manettes sont touchées. L’année dernière, Test Achats a confronté le géant japonais du multimédia Nintendo à ses manettes Joy-Con défectueuses de sa console Switch. Grâce à l’action de Test Achats, Nintendo Benelux a prolongé sa garantie de un à deux ans pour les joueurs belges ayant un problème de dérive, se conformant ainsi à la législation actuelle en matière de consommation. « Pour Test Achats, le problème de dérive du Joy-Con est un exemple typique d’obsolescence programmée : les fabricants essaient d’économiser autant d’argent que possible pendant le processus de production, ce qui entraîne une perte de qualité de l’appareil. Résultat : le consommateur renouvellera le produit plus rapidement et les déchets électroniques augmenteront. Il faut que cela cesse », insiste Jean-Philippe Ducart, porte-parole de Test Achats.

Si vous aussi vous rencontrez un problème avec votre manette, vous êtes invité à le renseigner via le site www.tropviteuse.be.