Accord social chez Fedrus International: le nombre de licenciements revu à la baisse

Syndicats et direction de l’entreprise Fedrus International ont trouvé un accord dans le cadre de la restructuration de ce fournisseur de matériaux pour toitures et façades. 

Le nombre de licenciements sera de 68 alors que 103 emplois étaient initialement menacés, a indiqué jeudi le syndicat libéral. L’information a été confirmée par la direction, une porte-parole citant le nombre de 65 licenciements.

Fedrus avait annoncé le 21 février un projet de transformation qui menaçait 103 emplois sur différents sites belges et dont le but était d’optimiser les activités de l’entreprise et le service à la clientèle. 

Fedrus a décidé de centraliser la production et la logistique sur un site du nord de la France, ce qui passe par la fermeture des sites de Vilvorde et Manage. Une partie du personnel de Vilvorde -principalement dans les activités de vente- peut toutefois être reclassée sur les sites de Puurs et Deinze. En outre, un certain nombre de travailleurs ont la possibilité de continuer au sein du groupe mais dans une autre fonction, selon Kevin Lefever, du syndicat libéral flamand. 

En sus de l’accord social, une convention collective de travail a été conclue assurant une sécurité d’emploi jusqu’à la fin 2024 pour le personnel restant ainsi que les mêmes conditions de licenciement pendant plusieurs années, le cas échéant. Le délégué syndical estime que les représentants du personnel ont obtenu le maximum possible des négociations. 

L’accord social avait déjà été conclu début juillet mais les travailleurs concernés ont obtenu le temps nécessaire pour examiner ce qui était sur la table. Un vote a été organisé la semaine dernière dont les résultats ont été communiqués ce jeudi: 89% de votes en faveur du texte. La direction est elle aussi satisfaite. « Grâce à l’effort des partenaires sociaux, nous avons pu limiter l’impact et garder plus de travailleurs. Nous pouvons maintenant poursuivre le travail de transformation avec respect pour les travailleurs concernés », a salué une porte-parole de la direction.