2019, l’année de la 5G ? En Belgique, c’est pas gagné…

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Dans la 18e édition, parue cette semaine, de son rapport annuel sur les prévisions en matière de technologies, médias et télécommunications (TMT), Deloitte s’attend à ce que les réseaux mobiles de la 5e génération (5G) se généralisent à l’échelle mondiale. Aujourd’hui, détaille le cabinet d’audit et de conseil, 72 opérateurs télécoms testent, à travers le monde, cette nouvelle génération d’Internet mobile ultrarapide. Et, selon les prévisions de Deloitte, 25 opérateurs mobiles lanceront un service 5G dès cette année et ce nombre devrait doubler d’ici à 2020.

Et en Belgique ? Les opérateurs mobiles sondés par Deloitte ont annoncé qu’ils déploieraient des réseaux 5G en 2020 et en 2021. Mais ça, c’était avant le Comité de concertation organisé mercredi dernier à Bruxelles… Car, comme déjà expliqué dans les colonnes de La Libre du jeudi 7 février, le gouvernement fédéral n’est pas parvenu à convaincre les entités fédérées – pour des raisons, surtout, de gros sous – de lancer les grandes manœuvres pour l’octroi des futures licences de fréquences (pour la 5G, mais aussi les 3G et 4G). Ce blocage a eu pour effet d’irriter pas mal de monde, dont Philippe De Backer, ministre fédéral des Télécoms. Sauf solution de dernière minute (la fédération Agoria a mis une proposition sur la table), cela aura pour conséquence de reporter de deux ans tout le processus de déploiement de la 5G en Belgique.

Alors que de nombreux pays et opérateurs étrangers profiteront de la tenue, du 25 au 28 février à Barcelone, du Mobile World Congress pour annoncer le lancement de la 5G, la Belgique va devoir faire profil très bas… Pour un pays qui se veut à la pointe des nouvelles technologies, cela fait tache. En tout cas, pour les entreprises et les start-up belges qui piaffaient d’impatience pour surfer sur la 5G et saisir les opportunités de nouveaux business, c’est un mauvais coup.