XV de France : Raphaël Ibanez, manager général des Bleus, prolonge jusqu’en juin 2028

Alors que se profile cette année la Coupe du monde de rugby en France (8 septembre-28 octobre), Raphaël Ibanez rempile. Le manager général du XV de France a annoncé mardi sur Europe 1 avoir prolongé son contrat avec les Bleus jusqu’en juin 2028.

« C’est le moment de vous faire une confidence : comme ça fonctionne bien (avec le XV de France), je vais prolonger l’aventure car c’est la plus belle et la plus intense que l’on puisse vivre, donc j’ai signé jusqu’en juin 2028 », a affirmé l’ex-talonneur des Bleus. Ibanez, 49 ans, est en poste depuis l’automne 2020 aux côtés du sélectionneur Fabien Galthié, qui a annoncé pour sa part début janvier avoir prolongé jusqu’en 2027.

Le profil « du staff post-2023 se dessine »

« C’est la plus belle aventure lorsqu’on est passionné de rugby, lorsqu’on est dans la passion et l’engagement », a-t-il ajouté, louant le « partage » entre les joueurs et l’encadrement du XV de France. « Je suis également très heureux de savoir que le profil du staff post-2023 se dessine ».

Le 10 janvier, Fabien Galthié avait annoncé que l’actuel entraîneur des avants du Stade français, Laurent Sempéré, rejoindrait le staff du XV de France après le Mondial-2023. Sempéré prendra la succession dans ce rôle de Karim Ghezal, qui rejoindra à l’inverse le Stade français à l’issue de la Coupe du monde, en compagnie de l’actuel entraîneur de l’attaque des Bleus, Laurent Labit.

Interrogé par ailleurs sur le placement en garde à vue mardi de Bernard Laporte dans une affaire de blanchiment de fraude fiscale aggravée, Raphaël Ibanez a déploré le « décalage » entre la « mission sportive » des Bleus et les nouveaux ennuis judiciaires du président en retrait de la FFR. Bernard Laporte est ressorti libre de sa garde à vue en soirée.

Refus d’une « gouvernance déstabilisée » par « des luttes de pouvoir »

« Nous, notre trajectoire est claire : on se dirige avec l’équipe vers l’objectif d’une vie (remporter la Coupe du monde en France à l’automne) », a souligné Ibanez, avant d’ajouter : « je ne souhaite pas une gouvernance déstabilisée par des élections en pleine compétition sportive ou des luttes de pouvoir ». Mais, a-t-il conclu, « tout ce que nous vivons avec le XV de France, nous le devons à Bernard Laporte, président de la Fédération : la Coupe du monde en France, c’est lui ».

Les quelque 1.500 clubs français de rugby ont en effet jusqu’à jeudi midi pour voter lors d’une consultation pour ou contre la proposition de Bernard Laporte de désigner Patrick Buisson, jusque-là vice-président en charge du rugby amateur, au poste de président-délégué de la FFR.