WWF : Pour l’organisation, il faut s’attaquer d’urgence à la pollution plastique marine

C’est un cri d’alerte. La pollution plastique a atteint « toutes les parties des océans » et menace la biodiversité marine « du plus petit plancton à la plus grosse baleine », averti ce mardi le WWF en appelant à s’engager rapidement vers un traité sur les plastiques.

Car entre 19 et 23 millions de tonnes de plastiques arrivent chaque année dans les eaux de la planète, dont une bonne partie finissent en mer, selon les estimations.

Une étude de 2021 a répertorié 386 espèces de poissons ayant ingéré du plastique sur 555 testées. Selon d’autres scientifiques, jusqu’à 30 % d’un échantillon de cabillauds pêché en mer du Nord avaient des microplastiques dans l’estomac. Côté harengs, une étude a retrouvé des microplastiques dans 17 % d’un échantillon pêché dans la mer Baltique.

Les produits sont pour une bonne part des plastiques à usage unique, que de plus en plus de pays interdisent mais qui constituent toujours plus de 60 % de la pollution marine. Ils se dégradent au fur et à mesure de leur séjour dans l’eau, devenant de plus en plus petits, jusqu’au « nanoplastique » d’une taille inférieure au micromètre (millième de millimètre).

Un danger croissant, même si le WWF ​reconnaît un manque de données sur d’éventuelles répercussions sur les humains de cette présence de produits aux composants chimiques.