Violences sexuelles dans l’Eglise : 450 victimes reconnues et accompagnées en un an dans les congrégations catholiques

Elles sont 450 victimes reconnues. La Commission reconnaissance et réparation (CRR), structure instituée après le rapport Sauvé qui a révélé l’ampleur de la pédocriminalité dans l’Eglise catholique depuis 1950, a communiqué ses chiffres jeudi après presque un an de fonctionnement.

Parmi les victimes, 36 ont obtenu une réparation financière. La CRR a pour objectif d’enregistrer les demandes de réparations, financières ou non, de victimes d’agresseurs au sein d’instituts religieux ou de congrégations puis de proposer une médiation entre les deux parties.

Pour aider au processus, la structure, composée de 25 commissaires a établi des questionnaires et des barèmes, qui vont de 5.000 à 60.000 euros.

Un montant moyen de réparation de 40.000 euros

Sur ces 450 situations, la CRR « a formulé 80 recommandations de réparation » auprès d’instituts, comprenant à la fois un volet pécuniaire et un volet non financier. Et sur ces 80 dossiers, « le montant moyen de réparation est de 40.000 euros », a précisé Antoine Garapon, président de la commission.

Parmi les 80 recommandations, 37 situations « sont clôturées » : des réparations financières ont été versées pour 36 d’entre elles, la dernière victime n’ayant pas demandé de compensation.

Pour les 43 autres, la CRR a fait une notification à la congrégation concernée mais le processus n’est pas terminé, selon elle. Parmi les 450 victimes accompagnées, 85 % étaient mineures au moment des faits, et 71 % de ces victimes mineures sont des hommes.