Violences sexuelles : Classement sans suite d’une plainte visant un champion de voltige équestre à Saumur

Le parquet de Saumur (Maine-et-Loire) a classé sans suite une plainte pour agression sexuelle sur mineure visant le champion du monde de voltige équestre Jacques Ferrari, a-t-on appris mardi de sources concordantes. « La plainte a été classée pour infraction insuffisamment caractérisée », a précisé la procureure de Saumur Alexandra Verron.

La plainte avait été déposée le 31 décembre 2018 en Haute-Savoie par les parents d’une ancienne élève de Jacques Ferrari. Elle avait ensuite été transmise au parquet de Saumur. Réentendue en juin par les enquêteurs, la plaignante « était moins affirmative », a précisé la magistrate. « Ce qu’elle qualifiait d’agression sexuelle, finalement, ce n’en était pas une. Et la corruption de mineure n’était pas caractérisée », a-t-elle ajouté.

Dénonciation calomnieuse

Jacques Ferrari, qui avait entretenu une relation avec la sœur aînée de la plaignante, a toujours nié avoir proposé des relations sexuelles ou fait des gestes allant dans ce sens à la plus jeune sœur. « Les policiers ont réentendu la jeune fille en juin et elle leur a dit qu’elle était allée trop loin dans ses déclarations et dans sa description des faits », a déclaré Olivier Rolland, avocat de Jacques Ferrari, qui a annoncé le dépôt d’une plainte pour dénonciation calomnieuse.

Champion d’Europe en 2013 et champion du Monde en 2014, le sportif de 33 ans avait été suspendu de ses fonctions d’entraîneur et d’éducateur pour le compte de la Fédération française et au sein de l’équipe Noroc qu’il avait fondée, sur décision du préfet de Maine-et-Loire. « Il a été suspendu de tout, il a tout perdu pendant trois ans. Il n’a eu aucun revenu et n’a aujourd’hui plus rien à voir avec le monde de la voltige équestre », a pointé Me Rolland.

Des recours sont en cours devant la justice administrative pour obtenir réparation du préjudice subi par Jacques Ferrari, selon l’avocat.