Violences faites aux femmes : Valérie Pécresse dénonce le cybersexisme et se fait insulter sur Twitter

La lute contre le harcèlement sexiste sur Internet est encore longue. A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, Valérie Pécresse a publié une vidéo qui enchaîne les nombreuses insultes sexistes la visant. « Sale pute », « sale chienne », « sale connasse »… Les mots employés sont violents.

« Ces insultes, ces menaces de mort, ces commentaires sexistes, j’en reçois des dizaines chaque semaine et je sais que vous aussi, témoigne la présidente de la région Ile-de-France. Femmes, étudiantes, militantes, journalistes, influenceuses, streameuses, cheffes d’entreprise, chroniqueuses, femmes politiques… Nous sommes toutes victimes. Et cela porte un nom : le cyberharcèlement ». Derrière ce témoignage, certains internautes ont apporté leur soutien à l’élue Les Républicains, comme cette utilisatrice qui estime que les désaccords politiques ne légitiment pas les insultes.

Mais d’autres en ont rajouté une couche.

« Tu nous pourris la vie »

De nombreux internautes ont réagi au message posté par l’ancienne candidate à la présidentielle. Et beaucoup enfoncent le clou. Comme cette internaute qui nie les violences sexistes à l’encontre de Valérie Pécresse estimant que ce n’est pas parce que c’est une femme qu’elle se fait insulter, mais parce qu’elle « pourrit la vie ».

Un autre utilisateur du réseau social estime, comme beaucoup, que ces messages à caractère insultant et sexiste, sont « mérités » à cause de la gestion des transports en commun par la région Ile-de-France, et notamment la possible augmentation du pass Navigo à hauteur de 90 euros annoncée dans la semaine.

Un usager a simplement répondu au tweet de Valérie Pécresse par un lapidaire « ntm » (initiales de « nique ta mère »).

« Du coup quand on est millionnaire, via son patrimoine, qu’on se fait rétamer aux élections et qu’on appelle son électorat à rembourser une dette contractée seule, est-ce qu’on peut objectivement se faire traiter de « putain de clocharde » ? Je sais pas, je demande », commente encore un twittos.

Tous ces commentaires dégradants pour l’élue Les Républicains tombent sous le coup de la loi. L’outrage sexiste, notamment, est une infraction qui peut être punie d’une amende pouvant aller jusqu’à 750 euros, selon le site du Service public.