Violences à Gaza : Ouverture de points de passage après une trêve entre Israël et le Djihad islamique

Retour à la normale en vue dans la bande de Gaza. Ce lundi matin, des camions de carburant sont entrés dans ce territoire, après l’entrée en vigueur d’une trêve entre le Djihad islamique et Israël au terme de trois jours d’hostilités qui ont coûté la vie à 44 Palestiniens dans des frappes israéliennes sur l’enclave.

Un journaliste de l’AFP a vu entrer des camions de carburant par le point de passage des marchandises de Kerem Shalom, dans le sud de la bande de Gaza. Samedi, la seule centrale électrique de Gaza a été mise à l’arrêt en raison d’une pénurie de carburant.

Reprise de la circulation ferroviaire

Les points de passage entre l’Etat hébreu et la bande de Gaza, fermés mardi par Israël, ont été rouverts « pour des besoins humanitaires lundi », a annoncé dans un communiqué le Cogat, l’organe du ministère israélien de la Défense qui supervise les activités civiles dans les Territoires palestiniens. « Le retour à la routine se fera en fonction des développements de la situation et si la sécurité est respectée », ajoute le communiqué.

Après cette trêve négociée par l’Egypte, intermédiaire historique entre Israël et les Palestiniens, l’Etat hébreu a aussi annoncé la reprise de la circulation ferroviaire dans la zone proche de la bande de Gaza et autorisé ses citoyens vivant dans les villages limitrophes de l’enclave palestinienne de quitter les abris.

Une trêve fragile

Dimanche, le bureau du Premier ministre israélien Yaïr Lapid a affirmé que la trêve entrerait en vigueur à 23h30 locales, tout en soulignant que son pays « se réservait le droit de répondre fermement à toute violation ».

A Gaza où il est implanté, le Djihad islamique a lui confirmé qu’il « cesserait les hostilités » à partir de cette heure-là, mais a aussi averti qu’il se réservait « le droit de répondre à toute (nouvelle) agression » israélienne.