VIDEO. Toulouse : On a embarqué dans le téléphérique le plus long de France

Un petit son de roulis et une légère sensation de tangage. Le voyage en Téléo rappelle celui des télécabines présentes dans les stations des Pyrénées, mais la vue est tout à fait différente, même si par beaux jours on peut apercevoir la chaîne de montagnes au loin. Il faudra attendre que la météo soit de la partie, car en ce jour d’inauguration du plus long téléphérique urbain, le soleil n’était pas au rendez-vous à Toulouse.

Mais la satisfaction de voir aboutir ce projet vieux de plusieurs années était par contre palpable. Reportée à plusieurs reprises, la mise en service de ces 3 km de ligne entre l’université Paul-Sabatier, l’hôpital Rangueil et l’Oncopôle permet désormais de faire le trajet en dix minutes entre les deux stations terminus quand il en faut habituellement une trentaine en voiture. Car la première vocation de ces 158 télécabines est bien celle d’un transport en commun.

En particulier pour les usagers et salariés du CHU de Toulouse qui pour 65 % d’entre eux se rendent sur le site de Rangueil en voiture. « Nous avons récemment fait un audit de mobilité et 40 % sont prêts à changer leur mode de transport. Le téléphérique c’est une vraie opportunité pour nos professionnels et nos patients. Cela va aussi renforcer la synergie entre l’Oncopôle et le CHU, on a des patients qui ont des examens à Rangueil mais qui sont en hôpital de jour à l’Oncopôle et là, la question des trajets se posent », explique Ornella Bruxelles-Terriat, la directrice de l’hôpital de Rangueil.

Extensions en réserve

La possibilité de l’entendre à l’ouest et l’est, vers Basso Cambo et Montaudran, est toujours d’actualité. « On a dégagé le champ du possible. On n’aura pas de gratte-ciel construit sur ces sites-là, on a prévu que ça puisse être fait et qu’on ne rende pas l’espace impossible. Il y aura peut-être un jour une prolongation jusqu’à Basso Cambo où le parking en construction a d’ailleurs été fait en compatibilité avec le téléphérique. Côté Montaudran, on a aussi veillé à ce qu’on évite de créer sur les axes qu’on a définis des constructions parasites », explique Jean-Michel Lattes, le président de Tisséo.

En attendant, comme à New-York, Barcelone ou Rio, les responsables politiques espèrent que ce téléphérique qui survole des zones vertes et boisées de la Ville rose, et offre une vue imprenable sur la Garonne à 70 mètres de haut, aura aussi un attrait pour les visiteurs de passage. Les Toulousains pourront prendre leur envol ce week-end lors de journées portes ouvertes gratuites.