VIDEO. Toulouse: Des pissotières version écolo vont fleurir dans les rues de la Ville rose

Les villes de Nantes et Paris ont déployés les pissotières fleuries — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA

  • D’ici à la fin de l’année des urinoirs fleuris et écologiques seront testés à Toulouse, à l’image des « uritrottoirs » expérimentés à Paris et Nantes.
  • Ce dispositif vient compléter ceux déjà déployés en ville pour limiter les mictions.
  • L’an dernier, 166 personnes ont été verbalisées à Toulouse pour s’être soulagées dans la rue.

Les fins de semaine, alors que la bière coule à flots, certaines rues de la Ville rose se transforment en pissotières à ciel ouvert. Et écopent des odeurs qui vont avec.

Pour dissuader les fêtards de se soulager contre les murs de brique, la mairie a déployé depuis le mois d’octobre des dispositifs anti urine. Accrochées dans les recoins souvent souillés, ces 34 tôles de fer renvoient l’urine sur les pieds, sur le principe de l’arroseur arrosé.

« Cela a un effet dissuasif et permet de disperser là où le problème se concentre », avance Emilion Esnault, vice-président de Toulouse Métropole en charge de la Propreté.

Mais si cela repousse plus loin ces messieurs pas très propres, cela ne règle en rien le problème. Du coup, la mairie a décidé d’expérimenter un dispositif similaire à celui déjà testé depuis deux ans à Nantes et l’été dernier à Paris, un genre de toilettes sèches hermétiques où l’urine est stockée dans de la paille.

Plus « joli » que de simples pissotières, moins cher que des sanisettes et moins encombrant, d’ici à la fin de l’année, la Ville rose aura des urinoirs publics surplombés de bacs à fleurs, garantis sans odeur. Et uniquement pour les hommes, vu la configuration des bacs.

A la Daurade et Sain-Pierre

« Notre objectif est d’améliorer la propreté et le cadre de vie des Toulousains. Le dispositif a une double fonction car il permet en plus de végétaliser la ville. Il s’agit d’une expérimentation, d’une solution supplémentaire là où l’on ne peut pas mettre de sanisette », précise l’élu.

Il a d’ores et déjà identifié deux sites privilégiés pour tester ces bacs à fleurs d’un genre nouveau : deux seront installés du côté de la Daurade et de Saint-Pierre, deux autres dans les rues étroites et souvent souillées entre le Capitole et Esquirol.

Pas question de renouveler le couac parisien suscité cet été pas l’installation d’un « uritrottoir » sur l’île Saint-Louis, le long des berges de Seine, dans un quartier très touristique. « Il faut que ce soit attractif, pas déplaisant », plaide l’élu.

L’urinoir écologique inventé par des Nantais a fait, lui, ses preuves. Lors de la première année de mise en place, 10.000 litres d’urine y ont été collectés et transformés en engrais. C’est vers un dispositif similaire que s’oriente la ville de Toulouse qui doit encore choisir son prestataire.

En attendant, ceux qui seront pris en flagrant délit de miction pourront écoper d’une amende allant jusqu’à 450 euros. L’an dernier, la brigade incivilités et les policiers municipaux ont verbalisé à 166 reprises des personnes ayant une envie trop pressante.

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