VIDEO. «Les yeux dans les vieux…» Des papis de Marseille au Mondial de walking-foot

Les Marseillais ont de bons espoirs de ramener la coupe de walking-foot à la maison — J. Saint-Marc / 20 Minutes

  • Des Marseillais vont tenter de remporter la coupe du monde de walking-foot. Comme son nom l’indique, il est interdit de courir dans cette version calme du football.
  • « C’est du foot pour vieux, rigole Nicolas, qui aura 70 ans dans trois jours. Ça ne va pas à 100 à l’heure mais c’est physique et technique. »

Des bedaines. Des calvities. Des tignasses blanches. Et même un type qui joue avec une attelle : « Je me suis cassé le radius il y a quinze jours. C’est la faute du seul jeune de l’équipe, il frappe trop fort ! » Au walking-foot, la moyenne d’âge est plutôt élevée. Deux équipes marseillaises, les plus de 50 ans et les plus de 60, vont disputer ce week-end la coupe du monde de la discipline, en Grande-Bretagne. « C’est une belle histoire… C’est les yeux dans les vieux », se marre Jean-Louis Manse, président de leur association, qui a remis ce mardi les maillots bleu-blanc-rouge aux capitaines.

Il a importé le walking-foot à Marseille il y a moins de deux ans… Avec un peu de scepticisme au départ : 

On cherchait une activité qui changeait de la gym pour les seniors… On a vu des vidéos, on était éclatés de rire. Des mecs ventripotents, qui marchaient vite, on aurait dit des films de Buster Keaton en accéléré ! Mais on a décidé d’essayer. »

« Oh, tricheur, tu viens de courir là » : les cris qui résonnent lors des entraînements peuvent surprendre. Jean-Luc, avec son bras en écharpe, nous explique les règles : « On joue sur petits terrains et les matchs durent 15 à 20 minutes. A la Coupe du monde, les buts feront la taille de cages de handball… » Et le ballon n’est pas censé voler au-dessus du nombril, sans quoi on casse des poignets rhumatisants.

« C’est du foot pour nous… Du foot pour vieux, rigole Nicolas, qui aura 70 ans dans trois jours. Ça ne va pas à 100 à l’heure mais c’est physique et technique. » Certains souffrent quand même sur les contre-attaques : « C’est une renaissance physique… Quand on a 60 balais, quand on se lève le matin, on a toujours mal mais on ne sait pas pourquoi ! Nous, au moins, on sait pourquoi », sourit Jean-Louis.

«On ne peut pas s’échapper !»

« C’est un football très agréable, très vif, avec beaucoup de déplacements, précise Patrick qui, à 64 ans, joue encore à onze en vétérans. On retrouve la joie de jouer qu’on a un peu perdu sur grand terrain. Mais pour ceux qui ont des doutes, c’est très physique… Il faut beaucoup se déplacer pour proposer des solutions ! » Comme le dit le capitaine de l’équipe des plus de 50 ans, « Joe », « on ne peut pas donner le ballon et s’échapper… Le jeu nous rappelle tout de suite. »

« Joe » a annoncé à ses troupes que le niveau serait sans doute assez élevé en Grande-Bretagne, où il existe environ 800 clubs de walking-foot, dont certains avec des anciens pros. Mais les Français sont ambitieux et rêvent de ramener la coupe à la maison. « Ce mondial, c’est comme un rendez-vous avec une fille que vous découvrez, conclut « Joe. » Vous ne savez pas si elle est jolie, si elle est sympa, c’est complètement l’inconnu… Mais vous y allez ! »

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