VIDEO. James Caan: «Si j’étais mort, Hollywood me ferait me retourner dans ma tombe»

James Caan dans Holly Lands d’Amanda Sthers — StudioCanal

  • James Caan incarne un éleveur de porcs installé en Israël dans « Holy Lands », film frano-belge d’Amantha Sthers.
  • L’acteur américain n’apprécie pas l’évolution de l’industrie cinématographique hollywoodienne et le dit haut et fort.
  • Il se moque notamment de Dwayne Johnson, qu’il trouve mauvais acteur.

James Caan s’avoue fatigué mais l’acteur a toujours la langue bien pendue. A 78 printemps, la star de Rollerball, du Parrain et du Solitaire n’est pas du genre à mâcher ses mots. Que ce soit dans Holy Lands d’ Amanda Sthers ou en interview, sa personnalité volcanique fait des étincelles.

Dans ce film franco-belge (tourné en anglais), James Caan incarne un éleveur de porcs qui décide de s’installer en Israël au grand dam d’un rabbin incarné par Tom Hollander. « Il n’y a plus qu’en Europe qu’on me propose des rôles originaux, confie-t-il à 20 Minutes. A Hollywood, personne n’a plus rien à faire d’un vieux croûton comme moi. »

Acteur lucide ou vieux ronchon ?

Dire que James Caan n’approuve pas ce qui se passe de nos jours dans l’industrie du cinéma est bien en dessous de la vérité ! « Si j’étais mort, Hollywood me ferait me retourner dans ma tombe, clame-t-il. Il n’y a plus que des films pour enfants. Le Parrain n’aurait aucune chance d’être produit aujourd’hui. » Le comédien n’a pas peur de passer pour un ronchon passéiste en affirmant vertement son point de vue. « On peut penser ce qu’on veut de moi, mais je mets qui que ce soit au défi de dire que je ne suis pas un bon comédien. »

Un emmerdeur attachant

James Caan prouve qu’il en a encore sous le capot en jouant le vieux monsieur têtu et attachant de Holy Lands. Un rôle de composition ? « Je peux être un emmerdeur mais c’est toujours pour le bien du film, martèle-t-il. Je n’ai rien d’une diva. » Il ne s’est pas plaint de la chaleur étouffante sur un tournage en plein été et presque pas du fait que le cardiologue reconverti en fermier qu’il incarne ne lui semblait pas assez développé. « Amanda a tenu à garder la structure de son roman alors que j’aurais davantage centré le récit sur mon personnage et son rival. »

Un match contre Dwayne Jonhson

L’avenir, James Caan le voit dans le travail. « Bien que je souffre beaucoup du dos, je bosserai jusqu’à ma mort ou tant qu’on voudra encore de moi », déclare l’acteur. Sa performance dans Holy Lands donne envie de le voir plus souvent à l’écran. « Je serai toujours meilleur que les catcheurs comme Dawyne Johnson qu’on met en vedette dans les films d’aujourd’hui », insiste-t-il. On doit avouer qu’un tête à tête cinématographique entre The Rock et lui fait furieusement rêver…