VIDEO. Comment «Playmobil, le film» tente de rivaliser avec «La grande aventure Lego»

«Playmobil, le film» de Lino DiSalvo — Pathé

  • Transformés en figurines Playmobil, un frère et une sœur orphelins partent explorer l’univers des célèbres jouets.
  • Pour tenter de se démarquer de la saga Lego, le réalisateur de « Playmobil, le film » a mis davantage l’accent sur l’émotion.

Le Festival d’Annecy lui a consacré sa soirée d’ouverture. Playmobil, le film entraîne le spectateur dans l’univers des célèbres figurines allemandes aux mains en forme de pinces de crabe et aux coupes de cheveux qu’on ne souhaiterait pas à son pire ennemi.

« Notre idée avec ce film était de nous démarquer des autres », confie le réalisateur Lino DiSalvo à 20 Minutes. Quand il évoque les « autres », il fait comme Harry Potter quand il parle Vous-Savez-Qui pour ne pas dire le nom du terrible Voldemort. Il ne prononcera pas le mot « Lego » de tout l’entretien. Cela ne l’empêche pas de faire constamment référence à la franchise rivale afin d’expliquer ses partis pris pour son film, production française destinée à populariser les Playmobil dans des pays comme les Etats-Unis, où ils sont moins connus que chez nous.

Le spectateur, enfant permanent et acheteur potentiel

Les héros, un frère et une sœur orphelins transformés en Playmobil, explorent le monde des jouets. « Nous avons souhaité montrer que les Playmobil offrent toutes sortes de possibilités ludiques, insiste le réalisateur. Comme les autres, ces jouets peuvent entrecroiser différents univers pour se raconter des histoires. » Les deux gamins vont ainsi côtoyer à la fois des Vikings, un méchant empereur de péplum, des fées, un hippie et un dragon rose.

Pas de franchises au menu

Contrairement à Lego qui exploite des franchises comme les superhéros DC, Harry Potter ou Le Seigneur des anneaux, Playmobil, le film n’offre qu’un personnage d’agent secret évoquant James Bond avec humour. « Il aurait été trop onéreux de se servir de Ghostbusters et Dragons que les autres déclinent en briques, insiste Lino DiSalvo. Nous avons choisi de mettre l’accent sur l’originalité des mondes que proposent nos jouets. » Evidemment, l’ensemble y perd en références et en humour destiné au plus grands. Playmobil, le film vise un public de jeunes enfants.

Des libertés avec les Playmobil

Hors une séquence où l’héroïne se découvre Playmobil et peine à s’adapter à sa condition, les jouets marchent normalement et plient les bras. « Contrairement aux autres, nous avons décidé que les corps des jouets seraient animés comme ceux d’êtres humains ordinaires de façon à rendre l’animation fluide », insiste le cinéaste. Ce parti pris surprend en faisant perdre une partie de leur identité aux joujoux. « Nous étions conscients de ce risque mais avons pensé que la diversité des scènes d’action nous ferait pardonner par les puristes. »

De l’émotion avant tout

Transfuge de chez Disney, Lino DiSalvo place l’émotion avant tout. « C’est ce qui me semble manquer aux films des autres, reconnaît-il. Le nôtre insiste sur les rapports familiaux et la complicité qui unit une fratrie. » On peut se laisser toucher par la relation entre une grande sœur aigrie et son frère casse-cou ou trouver tout cela un peu mièvre. « Notre film assume le fait d’avoir du cœur », martèle Lino DiSalvo. On aurait aimé qu’il ait aussi davantage de peps.

Cinéma

VIDEO. Au Festival d’Annecy, «Playmobil, le film» met le feu au lac

Cinéma

VIDEO. Une main, des jouets, une reine et lapin entre autres bons souvenirs du Festival d’Annecy

0 partage