VIDEO. Bunker, réalité augmentée… On a visité le nouveau musée de la Libération de Paris

Sous le musée, un abri de défense passive devenu CP militaire ne demande qu’à être visité — Pierre Cloix

Il y a 75 ans, jour pour jour, les troupes du général de Lattre et celles du général Leclerc se retrouvaient à Nod-sur-Seine, finalisant le processus de récupération lancé par le débarquement en Normandie, celui de Provence et la Libération de Paris avec le célèbre « Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé mais Paris libéré ! » du général de Gaulle.

Aujourd’hui ces événements et ces mots appartiennent à la postérité, sont inscrits dans la mémoire collective de France. Mais la mémoire à tendance à s’éroder avec le temps, et les survivants de l’époque dont sont issus ces mots se font de moins en moins nombreux. Alors pour se rappeler, pour ne pas oublier, un nouveau musée à ouvert ses portes à Paris : Le musée de la Libération de Paris – musée du Général Leclerc – musée Jean Moulin.

Quelques bouquets de fleurs sont déposés au sol, près d’une plaque énonçant les dates de la Libération de la capitale. Preuve que les commémorations de cet anniversaire sont encore récentes. Et si trois quarts de siècle vous paraissent être une période trop éloignée, il y a fort à parier que vous changerez d’avis une fois les portes du musée passées.

Des objets très personnels

Ce qui fait la richesse de ce musée, ce sont surtout les dizaines d’objets qui y sont entreposés. Car au-delà de leur valeur esthétique, il s’agit de marqueurs de moments forts (et très personnels) vécus par leurs détenteurs : Ration militaire des soldats français en Afrique devant rallier la France Libre, tenues de parachutistes, croix jaune juive, atelier pour faux papiers ou lettre de dénonciation… Le musée regorge d’items lourds de sens.

On y trouve même des objets ayant appartenu aux deux résistants et figures de la Libération qui lui ont donné son nom. Ainsi, vous pourrez voir les tenues militaires du général Leclerc (Philippe de Hauteclocque), le fauteuil de Jean Moulin, sa collection d’art ou encore une malle dont on ne sait toujours pas si la poignée renferme des documents secrets ou non. Par ailleurs, une collecte est organisée le 28 septembre, pour tenter de récupérer de nouveaux objets originaux et « renforcer la mémoire » du musée.

66 pieds sous terre

Autre spécificité de l’endroit, il est possible de visiter un abri de défense passive devenu PC militaire du colonel Rol-Tanguy et de son état-major des FFI (Forces françaises de l’intérieur) lors de l’insurrection parisienne, à partir du 20 août 1944. Une fois la centaine de marches descendues (ce qui équivaut tout de même à une vingtaine de mètres sous terre), vous serez accueillis par une équipe qui vous équipera d’un casque de « réalité mixte ». Vous serez alors transportés en 1944 et deviendrez des journalistes de l’époque… A vous de découvrir la suite !

L’expérience vaut le coup, même si quelques soucis techniques peuvent parfois se produire, le système n’ayant été installé que très récemment.

Production

Cinq idées de week-end pour parfaire sa culture au départ de Paris

Monde

Egypte: Présentation du sarcophage de Toutânkhamon, actuellement en restauration

108 partages