VIDEO. Attentats de Christchurch: Facebook dit vouloir restreindre l’usage de sa plateforme Live

Mark Zuckerberg a été reçu à l’Elysée, la semaine dernière. — Francois Mori/AP/SIPA

Facebook a annoncé mercredi restreindre l’usage de sa plateforme de diffusion de vidéos en direct, Facebook Live.  Le tueur de Christchurch en Nouvelle-Zélande s’était servi de l’outil du réseau social de Mark Zuckerberg pour diffuser le massacre de 51 personnes dans des mosquées, le 15 mars. Facebook avait été très critiqué pour avoir tardé à interrompre la vidéo, dont des images s’étaient très rapidement répandues sur Internet. Le groupe avait alors promis de revoir les conditions d’usage de Live mais sans prévoir de différer les diffusions.

Désormais, les utilisateurs ayant déjà enfreint les règles d’utilisation du réseau social, notamment celles proscrivant les « organisations et individus dangereux », n’y auront plus accès pendant un certain temps. A partir de mercredi, toute personne ne respectant pas les politiques de Facebook les plus sensibles se verra interdire l’utilisation de Facebook Live pour une période déterminée – par exemple trente jours — à compter de sa première infraction.

7,5 millions d’investissement

Guy Rosen, le haut responsable du groupe qui a annoncé ces mesures sur un blog, a cité l’exemple d’une personne partageant un lien vers un communiqué d’une organisation terroriste sans élément de contexte. Facebook prévoit aussi dans les semaines à venir d’empêcher ces contrevenants de passer des publicités sur le réseau.

De plus, le réseau social a répété qu’il avait été confronté, dans le cas de Christchurch, a un défi technique : ses systèmes ont eu du mal à identifier les différentes versions et montages des images issues de la vidéo originale. Il annonce donc investir 7,5 millions de dollars dans des partenariats avec trois universités pour améliorer l’analyse d’images fixes et de vidéos.

Ces annonces coïncident avec le lancement mercredi à Paris d’un « appel de Christchurch » contre l’extrémisme en ligne, par le président français Emmanuel Macron et Jacinda Ardern, la Première ministre néo-zélandaise.

Monde

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Web

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