Vendée : Une votation citoyenne aux Sables-d’Olonne sur des questions parfois (trop) sensibles

Le vote ouvre ce vendredi et pour une semaine. Après la consultation citoyenne organisée autour de la statue controversée de Saint-Michel, la mairie des Sables-d’Olonne (Vendée) renouvelle l’expérience. Sur Internet ou dans l’un des cinq bureaux de vote de la commune, les habitants sont invités à s’exprimer sur plusieurs questions.

La mairie (DVD) a choisi quatre sujets « qui touchent à la fois à notre vie quotidienne, mais aussi à l’avenir que nous voulons pour les Sables-d’Olonne ». Le premier est la fermeture éventuelle de la piscine à ciel ouvert du Remblai cet hiver en vue de réaliser quelque 100.000 euros d’économie. La deuxième propose l’extension de l’interdiction de fumer sur l’ensemble des plages urbaines de la station balnéaire. Un troisième sujet, qui suscite déjà de vives réactions ailleurs dans la région, propose de mettre en débat la construction d’un parc éolien en mer « visible depuis la plage et les côtes ».

Car avec cette votation sur certains sujets dont elle n’a pourtant pas la compétence, la mairie souhaite aussi alerter l’opinion publique, et pourquoi pas la rallier à elle. Comme sur le sujet sensible du retard du déploiement de la fibre optique, où elle aimerait bien remporter l’appui de la population. « Souhaitez-vous que la ville et l’agglomération des Sables d’Olonne demandent à l’État […] de sanctionner financièrement Orange pour ne pas avoir tenu ses délais et ses engagements ; ainsi que de ne pas prolonger le contrat avec Orange, afin que ce soit un acteur public vendéen, Vendée Numérique, qui finalise le déploiement de la fibre […] ? »

Une question retirée

Très en retard au sujet de la construction de logements sociaux imposés par la loi, la mairie voulait aussi mettre cet épineux sujet sur la table. Mais cette dernière question : « Êtes-vous favorable à l’application stricte de la loi SRU qui exige que les 4.000 prochains logements construits aux Sables-d’Olonne soient exclusivement des logements sociaux ? » a finalement été retirée, à la demande de la préfecture.

« Nous souhaitons que nos relations avec l’État restent constructives et apaisées. C’est pourquoi nous acceptons de retirer cette question et souhaitons qu’elle laisse place à un dialogue sincère pour revenir à des objectifs de construction plus réalistes qui pérennisent un équilibre nécessaire entre logements sociaux et logements privés », justifie le maire Yannick Moreau.