Vendée : Des maisons modulaires pour attirer les salariés qui n’arrivent plus à se loger

De l’emploi mais pas assez de logements. Voilà la difficile équation qu’essaie de résoudre la ville de Chanverrie, en Vendée, où le taux de chômage est d’environ 4 % et la situation locative particulièrement tendue. Pour attirer de la main-d’œuvre sur ce territoire composé d’industries, de PME et d’exploitations agricoles, une opération appelée Habiflex, décrite comme inédite en France, est en cours. Vingt maisons d’environ 65 m2 (T3), de type modulaire, sont en train d’être installées sur des terrains encore inoccupés de la commune. La cinquantaine d’habitants, des salariés en mobilité professionnelle, sont attendus dès le début du mois de décembre.

« L’objectif est de réduire considérablement les délais de construction et d’attribution pour répondre à un besoin urgent, explique Gonzague Noyelle, directeur général de Podeliha. Deux des maisons seront d’ailleurs meublées ». D’après le bailleur social, il faudra justifier de certaines conditions de ressources, mais surtout d’une promesse d’embauche ou de contrat d’apprentissage dans le département pour y prétendre. Ensuite, chaque nouvel habitant pourra emménager pour une période d’un an, avec la possibilité de prolonger de douze mois supplémentaires.

Les maisons déplacées dans sept ans

Le prix du loyer sera de 333 à 376 euros par mois, charges comprises, pour une maison disposant d’une cuisine ouverte, d’une pièce de vie de plus de 30 m2, de deux chambres, mais aussi d’un jardin individuel avec terrasse. Un accompagnement personnalisé sera proposé à chaque locataire pour trouver un nouveau logement à l’issue de la durée du bail.

En attendant, le chantier express suit son cours à Chanverrie, mais surtout dans les locaux de l’entreprise Leco, en Loire-Atlantique, où les modules, en ossature bois, ont été construits en six mois. Les logements devraient être déplacés d’ici sept ans pour libérer le terrain et répondre à d’autres besoins du territoire. Pour cette première expérimentation, Podeliha investit 3,7 millions d’euros sur dix ans.