US Open : Qualifiée pour les demi-finales, Caroline Garcia veut « aller chercher plus »

Incroyable Caroline Garcia. Sur sa lancée de ses excellentes performances des dernières semaines, la Française a surmonté « l’ambiance un peu hostile » du court Arthur-Ashe pour dominer de la tête et des épaules l’Américaine Cori Gauff, mardi soir, en quart de finale de l’US Open. La voilà qualifiée pour sa première demi-finale de Grand Chelem, et elle ne compte pas s’arrêter là, comme elle l’a dit en conférence de presse après sa victoire.

Comment avez-vous apprivoisé le contexte, jouer contre une Américaine sur l’immense court Arthur-Ashe ?

Ce n’était pas évident, l’ambiance était un peu hostile ! On s’y attendait, j’étais prête, mais tu ne sais jamais à quel point ça va être. La night session, ça bouge beaucoup, il y a beaucoup de bruit, de base, et à chaque fois qu’elle faisait de beaux points, ou qu’il y avait des jeux importants, il y avait vraiment une énergie qui remontait. Le but était d’être concentrée sur soi et de faire mon jeu. Mon premier jeu n’a pas été super propre, mais il y a eu des points importants et j’ai réussi à la breaker d’entrée. Elle a plutôt bien servi, très fort, mais j’étais bien présente. C’est important de prendre de bons départs pour mettre la pression sur l’adversaire dès le début (…) J’étais allée sur le court avant le premier quart de finale, pendant l’échauffement, pour ressentir un peu l’atmosphère, parce que je n’avais pas eu l’occasion de m’y entraîner et je n’y avais pas vu le moindre match cette année. Je voulais voir, c’est un court très impressionnant, surtout avec le toit fermé. Il est immense. Comme ça, j’ai été moins surprise quand je suis entrée pour mon match.

Vous allez jouer votre première demi-finale en Grand Chelem à 28 ans, que ressentez-vous ?

Je suis super contente, c’est une étape de plus franchie dans ma carrière. Je travaille dur pour, j’en ai rêvé, et aujourd’hui on peut le checker dans la liste. Il y a de nouveaux challenges qui arrivent et le charme du tennis, c’est que ça ne s’arrête jamais si tu n’as pas de limite dans ta tête.

Qu’est-ce que ça change par rapport au fait de vivre ça à 18 ans ?

Je ne suis pas si vieille que ça ! Ta carrière est parfois faite de hauts et de bas, tu dois tout accepter, prendre ce que tu peux prendre. Il y a eu des passages compliqués et douloureux. On a réussi à bien rebondir, à avoir confiance en ce qu’on faisait. Ça fait super plaisir pour moi, pour l’équipe. On a toujours envie d’aller chercher plus.

Vous connaissez votre prochaine adversaire, Ons Jabeur, depuis l’époque junior. A quoi vous attendez-vous ?

Nous nous sommes affrontées en demi-finales à Roland-Garros et dans d’autres tournois en juniors. Elle a toujours eu ce jeu si spécial. C’était très rare, en juniors, de jouer contre quelqu’un qui fait autant d’amorties, autant de slices en revers. Elle était déjà très difficile à jouer. Et maintenant, elle l’est encore plus. Elle est dans le Top 5 mondial, elle est arrivée en finale à Wimbledon… Elle a beaucoup progressé. Mais c’est sympa de voir que nous sommes arrivées au plus haut niveau et que nous continuons de progresser. Elle m’a stoppée plusieurs fois sur la route d’un titre du Grand Chelem chez les juniors et j’ai vraiment hâte de rejouer contre elle.