Urbanisme : Le gouvernement débloque cinq milliards pour « redynamiser » les centres-villes

Nos centres-villes vont changer de visage. « Pour continuer à adapter au changement climatique et redynamiser nos communes, le président de la République a voulu que nous repartions avec une enveloppe similaire d’a minima 5 milliards d’euros. Elle sera débloquée en quatre ans, entre 2022 et 2026, et permettra de financer des projets de rénovation dans 234 villes moyennes », indique Caroline Cayeux, la ministre déléguée aux Collectivités territoriales, dans un entretien au Parisien ce dimanche.

Cette enveloppe constituera le deuxième volet du plan « Action cœur de ville » qui s’était traduit, pendant le premier quinquennat Macron, par la mobilisation de cinq milliards d’euros pour revitaliser les centres de 222 communes comptant entre 20.000 et 100.000 habitants. Les villes de Colmar, Briançon, Bastia, Bayonne ou Limoges avaient notamment été retenues. Selon la ministre, ce premier volet a permis de financer « 6.500 actions » dans ces communes avec l’objectif de ramener habitants et commerces dans les cœurs de ville désertés.

« Je ne veux plus que l’on parle de la France moche ! »

D’après Caroline Cayeux, les cinq milliards supplémentaires devront permettre de mener à leur terme des programmes « pas encore aboutis » mais aussi de lancer des projets de transition écologique, notamment en permettant aux communes de « verdir leurs centres-villes » et lutter contre les « îlots de chaleur ». « Il faut également faire des travaux d’économie d’énergie dans les bâtiments publics et les écoles », détaille l’ancienne maire de Beauvais, souhaitant aussi que les entrées de ville soient embellies.

« Au premier coup d’œil, il faut avoir un coup de cœur quand on rentre dans une ville », a-t-elle plaidé, ajoutant : « Je ne veux plus que l’on parle de la France moche ! ». Récemment, le Sénat avait évalué le programme « cœur de ville » en faisant part du retour positif des maires interrogés, tout en pointant certaines limites tenant notamment à « des objectifs locaux pas toujours bien précis ».