Une magistrate poursuivie pour s’être mariée avec son ex-compagnon sans son consentement

Une statue représentant la justice (image d’illustration). — Pixabay

Cette magistrate du tribunal de Nanterre est soupçonnée d’avoir épousé son ex-compagnon alors qu’ils étaient séparés, au moyen d’une supercherie. Elle a été mise en examen en décembre, a-t-on appris ce mardi auprès du parquet de Versailles.

En poste au tribunal d’instance de Colombes (Hauts-de-Seine), cette ancienne conseillère auprès d’une ministre socialiste, est accusée de s’être mariée avec un complice s’étant fait passer pour son ex-compagnon, a indiqué une source proche du dossier, confirmant une information d’Europe 1. En décembre, la magistrate a été placée en garde à vue puis mise en examen pour « faux et usage de faux », « faux en écriture publique ou authentique et usage », « obtention indue de documents administratifs » et « usage de faux documents administratifs par personne dépositaire de l’autorité publique ». Elle a été placée sous contrôle judiciaire et a été suspendue de ses fonctions.

Un changement de nom suspect

Le mariage a eu lieu à La Réunion, où cette magistrate était en poste, avant de revenir travailler dans le ressort des Hauts-de-Seine, en septembre 2019. C’est lors de cette affectation et en effectuant des vérifications que la supercherie a été découverte. Le parquet de Nanterre s’est d’abord étonné que cette magistrate, qui a déjà travaillé dans le département il y a plusieurs années, ait entre-temps changé de nom de famille et adopté celui de son ancien compagnon.

Ce dernier, avocat inscrit au barreau des Hauts-de-Seine et en couple avec une consœur, a alors été interrogé par le bâtonnier à la demande du parquet. Il a nié s’être marié avec son ex-compagne et une enquête a été ouverte à Versailles, où l’enquête a été dépaysée. Deux autres personnes, dont la fille de la principale mise en cause, sont soupçonnées de complicité et ont elles aussi été mises en examen. L’une d’elles pour « faux en écriture publique ou authentique » et l’autre, pour « complicité de faux en écriture ».

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