Une femme en Algérie, deux condamnés pour terrorisme : les Français dans la peine de mort.
Le ministère des Affaires étrangères a annoncé samedi que le Français Chan Thao Phoumy, condamné à mort en 2010 en Chine pour trafic de drogue, a été exécuté à Canton, dans le sud du pays. Serge Atlaoui, un autre Français condamné à mort en Indonésie en 2007, a été transféré en France en février 2025 après un accord diplomatique.
Ils ne sont désormais plus que trois. Le ministère des Affaires étrangères a annoncé samedi l’exécution à Canton, dans le sud de la Chine, de Chan Thao Phoumy, un Français condamné à mort en 2010 pour trafic de drogue. Selon les chiffres de l’association Ensemble contre la peine de mort (ECPM) de 2025, il était l’un des quatre Français encore dans le couloir de la mort dans le monde. Qui sont les trois autres ? 20 Minutes fait le point.
La première est Nora Lalam, dont l’âge n’est pas connu, condamnée à mort en avril 2005 en Algérie. Peu d’informations sont disponibles sur sa situation : d’après l’ECPM, « un grand flou persiste sur les causes de son arrestation et son éventuelle double nationalité ». L’association indique qu’elle ne sait pas si elle est toujours en vie.
Deux condamnés au Maroc pour terrorisme
Les deux autres Français dans le couloir de la mort sont Stéphane Aït Idir (53 ans) et Redouane Hammadi (55 ans), tous deux condamnés au Maroc pour l’attentat de Marrakech en 1994. Originaires de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), ils sont parmi les principaux inculpés de cette attaque qui a tué deux personnes à l’hôtel Atlas-Asni de Marrakech.
Franco-algérien pour Aït Idir et Franco-marocain pour Hammadi, ils étaient partis faire le djihad en Afghanistan et à Peshawar (Pakistan) en 1992 et 1993, avant de se rendre au Maroc où ils ont commis l’attentat pour lequel ils ont été condamnés, rapportait Le Monde. Ensemble avec un troisième homme, ils ont ouvert le feu sur des clients de l’hôtel et se sont emparés de la caisse.
Un autre Français libéré en 2025
Contrairement à Chan Thao Phoumy, ces trois condamnés à mort se trouvent dans des pays dits « en moratoire sur les exécutions », précise l’ECPM. Cela signifie que la peine de mort y est toujours en vigueur, mais qu’aucune exécution n’a eu lieu depuis dix ans. Ces États « ne s’opposent pas à la dernière résolution des Nations unies en faveur d’un moratoire universel sur les exécutions ».
Serge Atlaoui, un autre Français condamné à mort en Indonésie en 2007, a été transféré en France en février 2025 suite à un accord diplomatique. La justice française a commué sa peine en trente ans de réclusion, et il est sorti de prison en juillet dernier.

