Une cargaison de taurillons français refoulée au port d’Alger

Une cargaison comptant près de 800 têtes de tourillons importés de France est bloquée au port d’Alger depuis le début de ce mois de septembre et risque d’être refoulée pour des raisons sanitaires liées à la suspicion du virus de la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR).

D’après les informations rapportées ce mercredi 21 septembre par le média français Sud Ouest, « pas moins de 780 têtes de tourillons partis de la ville française de Sète en bateau et bloqués dans le port d’Alger depuis plus de deux semaines vont être rapatriés et abattus en France, après un imbroglio sur le statut sanitaire de trois animaux ».

En effet, le même média a révélé que « le navire bétailler ayant quitté le port de l’Hérault était arrivé au port d’Alger le 3 septembre dernier ». Cependant, « l’Algérie aurait interdit l’entrée des bovins qui s’y trouvaient sur le territoire national ».

Pourquoi l’Algérie aurait-elle refusé l’entrée de ces bovins ?

Citant le Ministère français de l’Agriculture, Sud Ouest a expliqué que la raison de cette interdiction revient à un imbroglio lié aux « différences d’interprétation » sur le statut sanitaire de trois animaux.

Car, poursuit la même source, « les documents joints aux certificats d’export de ces taurillons portaient la mention « IBR Positif », laissant croire qu’ils étaient porteurs du virus, alors qu’ils avaient reçu le vaccin contre la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR) ».

« Il n’y a pas de manquement des autorités françaises sur les certificats d’exports… Les animaux sont sains. À l’issue de discussions infructueuses, il a été décidé faire revenir le bateau en France », a indiqué le Ministère français de l’Agriculture ce mercredi lors d’un point de presse.

Ainsi, la France a décidé de faire revenir ces taurillons d’ici la fin de la semaine et de les abattre sans les remettre dans le circuit de la consommation humaine afin « d’éviter l’éventuelle introduction de la fièvre aphteuse, présente en Algérie, sur le territoire français ». Et ce, malgré le fait que le risque soit « extrêmement minime ».

Dans ce même contexte, il convient de rappeler que « la France est le premier producteur de viande bovine en Europe et exporte chaque année 1.5 million de bovins vivant, notamment à destination de l’Espagne, de l’Italie et de l’Algérie », a révélé le média Libération.