Un tour des mondes virtuels en compagnie de Loïc Schappacher, le fondateur de Metagellan

Dès vendredi 23 septembre, au rez-de-chaussée du musée de Loïc Schappacher dans Decentraland, à la sortie d’une bouche de métro imaginaire, vous verrez un parasol. Au pied de ce parasol, un rack. Et dans ce rack, des exemplaires PDF de 20 Minutes que vous pourrez télécharger pour lire notre prose tranquillement installé chez vous.

Mais avant de repartir, votre avatar lèvera les yeux au ciel et découvrira un immeuble complet, fruit de l’imagination de Metagellan, l’entreprise de Loïc. Lui qui s’était d’abord penché sur Decentraland pour y exposer en 3D des objets de collection est devenu l’un des ambassadeurs de ce métavers auprès des marques, qu’il aide à embarquer dans le monde virtuel. Loïc était l’invité de 20 Mint au Carré, notre émission Twitch consacrée au Web 3. Extraits de l’interview…

Le métavers est très présent dans les discours mais où en sommes-nous concrètement aujourd’hui ?

On est sur des environnements qui sont encore en construction, où on a une somme de briques, mais le métavers final n’existe pas encore.

Monde virtuel et métavers, c’est la même chose ?

Notre vision, c’est qu’un métavers est un monde virtuel qui offre des outils de construction. L’utilisateur doit avoir accès au code, pouvoir faire de la modélisation 3D et charger des contenus dynamiques. C’est cette notion d’open métavers qui permet à une marque de venir y exercer son activité. Un Fortnite sous certains aspects se rapprocher d’un métavers, mais c’est l’éditeur du jeu qui dicte les règles.

Pourquoi est-ce si important ?

C’est ce qui permet la créativité. Au début d’Internet, si tout avait été absolument cadré, si quelqu’un avait, d’une certaine façon, vendu les sites Internet en disant “c’est le template, ne touchez à rien”, tous les usages que nous connaissons aujourd’hui n’auraient jamais émergé. Si on laisse à Meta/Facebook la mainmise totale sur le moteur, tout va converger dans son sens. Et on tuera la créativité.

Metagellan, votre entreprise, a investi très tôt sur Decentraland. Pourquoi ce choix ?

On y a cru dès le début, parce que justement on a là-bas toutes les possibilités de création dont on vient de parler. On se lance également sur Voxels et on va bientôt annoncer un partenariat avec un nouvel environnement. Ce qui nous intéresse, ce sont les métavers Web 3. Notre rôle c’est d’être un intermédiaire pour les marques qui veulent faire leurs premiers pas dans le Métavers.

Ca signifie quoi “être propriétaire terrien” dans Decentraland ?

En 2018, les créateurs de ce métavers ont mis aux enchères des parcelles de terrain de leur univers sous forme de NFT. Puis ils ont créé une boîte à outils qui permet à n’importe quel propriétaire de créer ce qu’il souhaite sur sa propre parcelle en le modélisant en 3D avec des outils assez traditionnels, notamment pour des architectes 3D comme ceux qui travaillent pour Metagellan.

Et pour découvrir ce monde sans être propriétaire ?

C’est très simple… Vous n’avez besoin que d’un PC. Vous vous connectez via votre navigateur, vous choisissez votre avatar et vous entamez votre exploration. Votre avatar va pouvoir porter des vêtements, des accessoires, ce qu’on appelle des wearables (qui prennent la forme de NFT), et c’est cette dynamique qui crée une économie spécifique, intéressante pour les marques et les campagnes marketing.