Un homme déféré pour meurtre et acte de barbarie après le décès de sa femme enceinte de huit mois

Des lésions ont été constatées sur l’ensemble du corps de la victime. L’homme soupçonné d’avoir tué son épouse enceinte de huit mois mercredi à Montargis (Loiret) va être présenté vendredi, avec sa deuxième compagne, devant le pôle criminel d’Orléans pour meurtre avec acte de torture et barbarie, a annoncé le procureur de la République de Montargis.

Le procureur a requis les placements en détention provisoire du mari de la victime et de sa deuxième compagne, elle aussi enceinte, tous deux de nationalité sénégalaise. Lors de ses auditions, l’époux, âgé de 35 ans, a admis une dispute avec sa femme, « mais il a nié toute intention homicide », selon le magistrat.

La victime était décédée mercredi à l’hôpital de Montargis, après avoir été retrouvée inconsciente à son domicile. Agée de 31 ans et de nationalité française, elle présentait de « nombreuses lésions et nombreuses fractures », notamment au visage, selon M. Abrial.

Coups à la tête

« La cause de sa mort est un traumatisme crânien grave (…) probablement consécutif des nombreux coups reçus au niveau de la tête. Ce traumatisme crânien est en outre associé à un traumatisme cervical antérieur, qui pourrait être consécutif de gestes de strangulation », a détaillé le procureur, citant les premiers éléments de l’autopsie.

La petite fille portée par la victime était « quasiment à terme » et « viable » et « son décès semble lié à celui de la mère », selon le parquet. Lors de leur intervention, les policiers avaient constaté que l’appartement était insalubre. Les trois enfants du couple âgés de 5, 3 et 2 ans, comme celui de la seconde compagne, âgé de 3 ans, présentaient un « aspect rachitique » et un « état de saleté ». Les quatre enfants ont été placés provisoirement auprès de l’aide sociale à l’enfance.