France

Un chasseur de 22 ans mis en examen après un décès lors d’une chasse

Un chasseur de 22 ans a été mis en examen mercredi à Amiens pour le meurtre d’un homme de 46 ans lors d’une partie de chasse à Domart-en-Ponthieu, dans la Somme. L’autopsie a conclu à « un décès consécutif à un tir unique », sans « trace évocatrice d’une bagarre précédant le tir ».


Un chasseur de 22 ans a été mis en examen mercredi à Amiens pour le meurtre d’un autre chasseur, survenu lors d’une partie de chasse à Domart-en-Ponthieu, dans la Somme. Le parquet a annoncé son placement en détention provisoire, précisant que le mis en cause, « inconnu des services de police et de justice », reconnait avoir tiré, mais conteste toute « intention homicide », selon son avocat.

Les événements se sont déroulés dimanche en fin de matinée dans un bois situé entre Abbeville et Amiens. Le jeune homme chassait initialement avec deux autres personnes avant de s’isoler et de pénétrer sur une parcelle privée appartenant à la victime. Ses compagnons ont alors entendu « des cris et des coups de feu […] avant qu’il ne revienne en disant qu’une altercation était intervenue et qu’il avait tiré en l’air », d’après le parquet.

Alertés par l’épouse de la victime, les gendarmes ont découvert le corps d’un homme de 46 ans, chasseur et cogérant d’une entreprise de menuiserie à Abbeville, présentant « une plaie importante au thorax ». L’autopsie a conclu à « un décès consécutif à un tir unique », sans « trace évocatrice d’une bagarre précédant le tir ». En garde à vue, le suspect a admis « être l’auteur des tirs dont deux en direction de la victime », l’enquête ayant été confiée à la section de recherches d’Amiens.

Selon une source proche du dossier, le jeune chasseur affirme avoir paniqué après avoir été aperçu et poursuivi par le propriétaire du bois, expliquant avoir tiré sans vouloir tuer. Son avocat, Me Stéphane Diboundje, soutient que la qualification de « violences avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner » est plus appropriée et « sera débattue lors de l’information judiciaire ». La fédération des chasseurs de la Somme a rappelé que « la disparition d’une vie humaine est toujours une tragédie » et a dénoncé « les nombreux propos haineux, indécents et parfois réjouis » diffusés sur les réseaux sociaux après ce décès.