«UglyDolls»: Les poupées «moches» célèbrent leurs différences en musique

«Ugly Dolls» de Kelly Asbury — Metropolitan Filmexport

  • Ugly Dolls s’inspire de jouets originaux du même nom pour livrer une ode à la différence.
  • Chansons et danses invitent les spectateurs à s’assumer.
  • Les poupées, héroïnes du film, apprennent à apprécier leur singularité au gré d’aventures rythmées.

Les poupées de UglyDolls de Kelly Asbury ne sont pas moches : elles n’ont pas un physique facile. Le réalisateur de Gnoméo et Juliette et Shrek 2 offre une nouvelle vie à ces jouets créés au début des années 2000. Il les transforme en stars d’une comédie musicale animée.

Quand David Horvath et Sun-Min Kim ont inventé ces créatures aux couleurs vives et aux looks peu conventionnels, il leur était impossible d’imaginer qu’ils allaient remporter un succès aussi phénoménal. « Leur idée était de célébrer la diversité sous toutes ses formes », nous explique Kelly Asbury. Un message si bien reçu par les petits comme par les grands que les UglyDolls s’animent aujourd’hui sur grand écran.

Entre UglyVille et Perfection

Dans le film, les joujoux quittent leur belle cité d’UglyVille pour partir à la découverte de Perfection, une mégapole où les poupées semblent présenter toutes les qualités pour être aimées. Les héros multicolores tentent de s’adapter à leurs règles dans l’espoir d’être adoptées mais les formes flatteuses de certains poupons cachent de sombres desseins. « Le film oppose les critères de jouets supposés plaire aux bambins à ceux, plus fantaisistes, des UglyDolls », précise le cinéaste.

Les pressions que subissent les UglyDolls pour entrer dans le moule entre deux passages à la machine à laver – la honte ultime dans leur nouvelle cité – n’ont pas raison de leur singularité. « Il est important de faire comprendre aux enfants qu’ils doivent affirmer ce qu’ils sont sans chercher à tout prix à se conformer à une image artificielle, insiste Kelly Asbury. C’est cette notion essentielle que le film veut faire passer » Très vite, le spectateur prend fait et cause pour les UglyDolls beaucoup plus rigolotes que leurs hôtes hypocrites et trop apprêtés.

Robert Rodriguez et Xavier Dolan

Pour délivrer son message, Kelly Asbury s’appuie sur un scénario malin de Robert Rodriguez, réalisateur d’Alita Battle Angel et sur une bande-son vitaminée. « Les chansons et les ballets communiquent un esprit de bonne humeur et d’optimisme qui me semblait coller à l’univers des UglyDolls », précise le cinéaste.

Parmi les voix françaises du film, le cinéphile peut reconnaître celle du cinéaste québécois Xavier Dolan (Mommy), qu’on imagine ravi de prêter la sienne à celle d’un méchant mielleux et redoutable.

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