« Uber files » et Smic : LFI retire deux textes de sa journée à l’Assemblée jeudi

Confrontés à des centaines d’amendements, les députés LFI ont décidé de retirer les deux premiers textes qui figuraient à l’agenda de leur journée réservée jeudi à l’Assemblée nationale, dont celui sur le Smic à 1.600 euros, a-t-on appris mercredi de sources parlementaires.

Le premier était une demande de « commission d’enquête » sur les « Uber Files » et le rôle d’Emmanuel Macron dans l’implantation d’Uber en France, et le second proposait la hausse du Smic à 1.600 euros net, un marqueur fort pour les insoumis.

Examen du texte qui interdit la corrida en France

Leur retrait fait remonter leur proposition d’inscrire le droit à l’IVG dans la Constitution à la première place des textes de leur « niche parlementaire », cette journée permettant à un groupe minoritaire de fixer l’ordre du jour à l’Assemblée nationale.

Il ouvre également la possibilité d’au moins commencer l’examen du texte suivant, celui proposant l’interdiction totale de la corrida en France, qui déchaîne les passions et divise les différents groupes politiques.

La « niche » doit s’achever à minuit

La « niche » doit s’achever quoi qu’il arrive à minuit et avec les centaines d’amendements déposés par leurs adversaires politiques sur ses différents textes, le groupe LFI craignait de ne pas pouvoir mener à son terme l’examen de la proposition de loi constitutionnelle sur le droit à l’IVG. Or il s’agit de celui qui a le plus de chance d’être adopté, une majorité de députés y étant favorables, malgré les fortes réticences de la droite et de l’extrême droite.

Le texte sur le Smic, qui faisait l’objet de plus de 100 amendements, n’avait lui aucune chance d’être adopté, même si LFI aurait souhaité pouvoir en débattre dans l’hémicycle.

Les insoumis avaient dénoncé une « obstruction antidémocratique » de leurs adversaires lors du dépôt des amendements. « Je crois que c’est dangereux », a lancé mardi leur cheffe de file Mathilde Panot, fustigeant une volonté « d’empêcher tout débat sur des sujets majeurs », sociétaux ou « d’urgence sociale ».