Tuerie familiale dans l’Ain : Le meurtrier aurait déjà menacé ses parents

Les enquêteurs se penchent sur le profil d’un jeune homme de 22 ans, après avoir assassiné son père, sa belle-mère, sa sœur, son demi-frère et le fils de sa belle-mère, ce mardi à Douvres ( Ain). Il a été abattu mercredi par le GIGN, après s’être retranché dans la maison familiale toute la nuit, refusant de se rendre, armé d’un sabre japonais et d’un fusil, vêtu d’un gilet pare-balles et de protections en carton. Les corps des cinq victimes, retrouvés par les gendarmes dans la maison, sont toujours en cours d’autopsie.

Les motivations du jeune homme restent floues à ce stade de l’enquête. Il était quasi inconnu dans ce village de 1.058 habitants. Sa famille recomposée s’y était installée en juillet 2020, et restait « très discrète ». Le jeune homme travaillait au McDonald’s d’Ambérieu, et venait régulièrement voir sa famille, avec laquelle il n’aurait pas eu de conflit majeur. Ces derniers temps, il y séjournait plus régulièrement. Il n’avait pas d’antécédent judiciaire et menant une « vie sociale normale » selon le procureur de l’Ain, Christophe Rode.

Des troubles psychiatriques et des menaces

Il aurait cependant « souffert de troubles psychiatriques », selon le parquet de Bourg-en-Bresse, mais les perquisitions dans la maison n’ont pas trouvé de trace de traitement médical. Le Parisien révèle en outre que le meurtrier avait déjà menacé son père avec des ciseaux en novembre dernier, ce qui l’avait conduit à se faire hospitaliser. Il s’en était également pris à sa mère, à laquelle il aurait envoyé une vidéo des victimes.

« Il y avait du sang partout dans la maison, déclare Christophe Rode dans Le Progrès. Le mis en cause s’est acharné sur certaines victimes, très mutilées, avec des blessures profondes à l’arme blanche, mais aucune au niveau du cœur. Certaines ont peut-être ensuite été tuées avec une arme à feu. Les corps ont été bougés et n’ont pas forcément été retrouvés là où ont eu lieu les crimes. » Le tueur semble s’être particulièrement acharné sur son demi-frère de 5 ans, qui présentait plusieurs coups de couteau.

Un mot laconique pour indiquer qu’il attendait les gendarmes

« On ne sait pas s’il a été pris d’une crise de démence au moment des faits », a admis le procureur sur BFM. Il a laissé un mot dans la maison, indiquant seulement où se trouvaient deux des corps, et qu’il attendait les gendarmes avec lesquels il « voulait en découdre ». Déterminé, le jeune homme avait refusé toute tentative de négociation.

Une cellule psychologique a été mise en place pour les habitants de Douvres, très choqués par le drame.